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Réflexion à Abidjan sur la résilience des zones côtières

APA-Abidjan (Côte d’Ivoire) – Les pays ouest-africains, en réunion sur les bords de la lagune Ebrié, envisagent de fédérer leurs efforts en vue d’une gestion intégrée de leurs zones côtières.

Les 17 et 18 novembre 2022, Abidjan abrite la 9e session du Comité régional de pilotage (Crp) du projet d’investissement de résilience des zones côtières en Afrique de l’Ouest (Waca-resip) qui s’est ouverte ce jeudi en présence d’autorités locales et régionales.

La cérémonie d’ouverture des travaux s’est tenue en présence du représentant du ministre de l’Environnement et du développement durable, Parfait Koffi, par ailleurs directeur de cabinet du ministère.

A cette session, l’on enregistrait également le représentant de la Commission de l’Uemoa, maître d’œuvre de la composante régionale du projet, Gustave Diasso et du représentant de la Banque mondiale, Nicolas Desramaut.

Cette réunion du Comité régional de pilotage permettra aux acteurs de faire, entre autres, l’état de la mise en œuvre du projet, la revue des actions des précédentes réunions et l’examen de la version révisée du manuel régional d’exécution du projet.

Le directeur de Cabinet du ministère de l’Environnement et du développement durable, a souligné que ce projet ne peut être réalisé de manière unilatérale. Raison pour laquelle, il n’a eu de cesse d’appeler à la mutualisation des compétences entre les Etats et un appui soutenu des bailleurs de fonds.

« Ce projet est une opportunité pour l’ensemble des pays de l’Afrique de l’Ouest de fédérer leurs efforts pour parvenir de façon effective à une gestion intégrée de leurs zones côtières », dira-t-il. Sans manquer d’indiquer que la Côte d’Ivoire qui a déjà entrepris des actions dans ce sens continuera de jouer sa part.

Il a salué la tenue régulière du Comité régional de pilotage qui illustre d’ailleurs la volonté des institutions partenaires et des pays impliqués de se concerter et de mutualiser leurs efforts pour, entre autres, analyser et formuler des recommandations par rapport à la mise en œuvre du projet et des écarts éventuels, tout en vérifiant son alignement sur les stratégies nationales et régionales.

Il a également souhaité la pérennisation des acquis du projet Waca Resip 1 en termes de renforcement des politiques, à travers la mise en place d’un cadre institutionnel fort et opérationnel dans les différents pays impliqués.

Le représentant de la Commission de l’Uemoa a pour sa part invité le Comité à poursuivre les efforts de concert avec les autres organisations régionales d’Afrique et du Centre afin que tous les pays côtiers soient couverts par le Programme Waca.

Il a toutefois insisté sur une implication active des acteurs du Crp, en vue de rattraper le retard dans la mise en œuvre de certaines activités projetées, notamment celles portant sur la réalisation des infrastructures.

Le représentant de la Banque mondiale a quant à lui appelé à la finalisation des travaux qui permettront aux six premiers pays, dont la Côte d’Ivoire de disposer d’outils de gestion intégrée et résilient de la zone côtière, vu la fin de la première phase prévue pour bientôt. Il a aussi formulé le besoin de mettre place une stratégie de pérennisation des actions au niveau des pays au terme de la phase 1 du projet.

« Il faut que les pays disposent de structures pérennes qui puissent bénéficier toujours de l’appui régional en matière de dialogue politique, de mise en place de protocole et d’observatoire, etc. Mais également fédérer et coordonner les activités nationales et investissements sur la résilience des zones côtières », a noté M. Nicolas Desramaut.

Le projet Waca Resip 1 est le fruit d’une convention de financement entre la Banque mondiale et ses partenaires, la Commission de l’Uemoa et six pays d’Afrique (Côte d’Ivoire, Benin, Sénégal, Togo, Mauritanie, Sao Tomé et principe).

Au nombre des organes de gestion du projet, figure le Comité régional de pilotage qui a pour mandat de fournir des orientations stratégiques, soutenir le dialogue entre les pays et les institutions régionales pour renforcer l’intégration régionale, coordonner les interventions transfrontalières et faciliter la mobilisation des ressources.

Le Comité régional se réunit au moins deux fois par an de manière rotative dans chacun des pays bénéficiaires du projet, sur convocation de la Commission de l’Uemoa. La Côte d’Ivoire qui abrite cette réunion pour la seconde fois, a accueilli sa toute première session de façon virtuelle, en raison de la survenance de la Covid-19.

AP/APA

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