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Disparition de Hamed Bakayoko à quelques marches du sommet de l’Etat

APA-Abidjan (Côte d’Ivoire) – Très proche collaborateur et « fils » politique de Alassane Ouattara, le Premier ministre défunt Hamed Bakayoko (56 ans), était visiblement le successeur du chef de l’Etat ivoirien, mais la mort vient de contrarier ce destin.

Homme du sérail et du premier cercle de Alassane Ouattara, le Premier ministre défunt Hamed Bakayoko, a rejoint, il y a plusieurs décennies, l’actuel chef de l’Etat ivoirien, alors qu’il dirigeait le Rassemblement des républicains (Rdr), parti de l’opposition.

A l’accession de M. Ouattara au pouvoir en 2011, après une âpre bataille politique, Hamed Bakayoko, a pris part à ce parcours ayant conduit le Rdr aux affaires. Il sera nommé ministre de l’Intérieur avant de gérer par la suite le portefeuille de la Défense.

Hamed Bakayoko surnommé le « Golden boy » est nommé fin juillet 2020 Premier ministre par M. Ouattara à la suite du décès du Premier ministre Amadou Gon Coulibaly, le dauphin qui a succombé d’un infarctus le 8 juillet 2020. Il cumulera le poste de ministre de la Défense.

Un cancer fulgurant

Souffrant, Hambak est évacué en France le 18 février 2021 pour y recevoir des soins médicaux. A Abidjan, des rumeurs sur les réseaux sociaux font état d’un empoisonnement, une information qui n’a pas été confirmée par les résultats des médecins traitants.

De Paris, il sera transféré d’urgence en Allemagne, notamment à l’hôpital Fribourg-en-Brisgau, un centre hospitalier spécialisé en traitement du cancer. Là, la thèse d’un cancer sera plus nette. M. Ouattara, face à la presse le samedi à- mars 2021, appellera à une union de prière pour son fils.

Vu son absence prolongée, Alassane Ouattara nomme le lundi 08 mars 2021, Patrick Achi, ministre d’Etat et secrétaire général de la présidence de la République, comme Premier ministre par intérim, et Téné Birahima Ouattara qui assurera l’intérim du ministère de la Défense.

Trois jours après la nomination des intérimaires, Hamed Bakayoko tire sa révérence. L’annonce est portée à la nation par le directeur de Cabinet du président de la République, Fidèle Sarassoro, sur la RTI 1, la télévision nationale.

Une odyssée contrariée

Suite au décès du Premier ministre Amadou Gon Coulibaly, désigné comme candidat du Rassemblement des Houphouëtistes pour la démocratie et la paix (Rhdp, pouvoir) pour briguer la présidentielle du 31 octobre 2020, Hamed Bakayoko est porté à la primature.

Premier ministre « politique », il fait montre de ses compétences, et arrive à accorder le gouvernement et l’opposition pour les élections législatives du 6 mars 2021. Un scrutin qui réunira tous les bords politiques, et ce depuis plus de deux décennies.

A ce poste, il était en train de se forger à une gestion de la macroéconomie pour un pays comme la Côte d’Ivoire, première puissance économique de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (Uemoa).

Son décès intervient moins d’un an après la mort de son prédécesseur, Amadou Gon Coulibaly, qui a succombé d’une crise cardiaque. Les Ivoiriens sont inquiets de cette série de disparition au poste de Premier ministre.

AP/ls/APA

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