Présidentielle 2020

L’ONU appelle au respect de l’ordre constitutionnel

APA-Abidjan (Côte d’Ivoire) – Le secrétaire général de l’Organisation des Nations Unies, Antonio Guterres, condamne les violences liées à l’élection présidentielle ivoirienne du 31 octobre 2020 et appelle au respect de l’ordre constitutionnel, selon un communiqué de l’institution publié mercredi.

M. Guterres a invité « tous les acteurs politiques ivoiriens à respecter l’ordre constitutionnel du pays et à se conformer aux principes de l’Etat de droit ».

Il a exhorté le chef de l’Etat Alassane Ouattara et les principaux dirigeants de l’opposition à s’engager dans un « dialogue constructif et inclusif afin de trouver une issue à la crise actuelle ».

Le chef de l’ONU a en outre appelé les parties à oeuvrer ensemble à dégager un consensus en faveur de la cohésion nationale, qui connaît une fracture suite à ce scrutin présidentiel.

M. Guterres a réitéré la disponibilité de l’ONU à appuyer le dialogue dans le but de préserver la stabilité et de promouvoir la réconciliation nationale à travers le pays

La Commission électorale indépendante (CEI) a proclamé mardi les résultats provisoires annonçant le président sortant Alassane Ouattara, vainqueur de l’élection présidentielle du 31 octobre 2020 avec 94,27% de suffrages.

Il a pris note de l’annonce faite par la CEI des résultats provisoires de l’élection présidentielle contestés par l’opposition ivoirienne. Les leaders de l’opposition contestant la réélection de M. Ouattara ont décidé lundi soir de former un « Conseil national de transition ».

Plusieurs violences ont eu lieu lors du scrutin suite à l’appel à la désobéissance civile et au boycott actif lancés par l’opposition qui a d’ailleurs demandé à ses partisans d’empêcher l’élection.

Le Secrétaire général qui a condamné ces violences qui ont eu lieu avant, pendant et après l’élection, s’est dit attristé par les nombreuses pertes en vies humaines.

Les Nations Unies, l’Union africaine (UA) et la Communauté économique des Etats d’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) ont appelé mardi les instigateurs de ce Conseil « à revenir sur leur décision » et demandé à toutes les parties de s’abstenir de déclaration de nature à envenimer une situation politique déjà très tendue.

AP/ls/APA

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