Justice

Les avocats d’Assoa Adou veulent que le procureur de la République se « conforme à l’arrêt de la Cour de Cassation »

Le secrétaire général de la frange pro-Gbagbo du Front populaire ivoirien (FPI, opposition) Assoa Adou

Photo : Archives

Abidjan, 02 avril 2020 -[ALERTE INFO]- Convoqué jeudi à la préfecture de police d’Abidjan pour être entendu, les avocats du secrétaire général de la frange pro-Gbagbo du Front populaire ivoirien (FPI, opposition) Assoa Adou ont dit « regretter que le procureur de la République ne se conforme pas à l’arrêt de la Cour de Cassation » qui a désigné le tribunal de première instance pour « instruire » l’affaire et « juger » leur client.

« Le collectif des avocats de M.Assoa Adou regrette que le procureur de la République ne se conforme pas à l’arrêt de la Cour de Cassation rendu le 31 mars », indique une note.

Mardi, la Cour de cassation a désigné le tribunal de première instance pour « instruire et juger l’affaire » concernant M.Adou.

Il est poursuivi pour « des propos tenus » au cours d’un meeting organisé le 15 mars par l’opposition ivoirienne à Yamoussoukro (Centre).

Cet arrêt de la Cour de Cassation faisait suite à une saisine du procureur de la république après une « protestation » des avocats de Assoa Adou, suite à une première convocation de leur client le 23 mars pour être entendu à la préfecture de police.

Les avocats avaient expliqué qu’elle intervenait “alors que la procédure spéciale liée » aux « qualités d’ancien député et d’ancien ministre » de leur client « n’avait pas été observée ».

Assoa Adou a été convoqué une seconde fois ce jeudi pour une audition à la préfecture de police. Mais il n’a de nouveau pas déféré à la convocation.

Pour ses avocats, « alors que M. Adou s’attendait à recevoir une convocation du tribunal désigné pour instruire et juger l’affaire, c’est plutôt une convocation de la préfecture de police qui lui a été délivrée mercredi pour être entendu jeudi ».

Le collectif des avocats a dit avoir « saisi le procureur de la République près la tribunal de première instance d’Abidjan, en sa qualité de directeur de la police judiciaire, afin d’inviter » le procureur le procureur de la République  » à se conformer à l’arrêt rendu par la Cour de cassation », rappelant « que leur client « se tient disponible pour répondre à toute convocation du tribunal de première instance d’Abidjan ».

EFI

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