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Le décès de Pape Diouf, «une grosse perte» pour l’Afrique, selon le journaliste ivoirien José Djati

photo d'archives

APA-Abidjan (Côte d’Ivoire)- Le décès de Pape Diouf, ancien président de l’Olympique de Marseille, à la suite de la pandémie du Covid-19, est « une grosse perte » pour l’Afrique, la France et le monde entier, estime le journaliste sportif et écrivain ivoirien José Djati, dans un entretien à APA.

« J’ai appris sa mort avec beaucoup de détresses et j’en suis toujours affligée, parce que c’est une grosse perte pour moi-même, pour l’Afrique, pour la France et même pour le monde de entier », déclare le journaliste et consultant sportif ivoirien José Djati, dans un entretien téléphonique avec APA.

José Djati qui a eu plusieurs contacts avec Pape Diouf dans le cadre professionnel et amical, se dit « vraiment choqué ». Il est l’auteur de l’ouvrage intitulé « Pape Diouf de vous à moi », sorti en France le 1er juin 2019.

Dans ce livre-testament, le journaliste sportif ivoirien évoque des choses que l’ancien dirigeant de l’Olympique de Marseille laisse à l’humanité, ses passions et des valeurs. Pour lui, c’était « un homme de culture d’abord » qui était « très attachant, simple et ouvert ».

« J’ai appris à le connaître et il m’a transmis beaucoup de valeurs », raconte Jose Djati, qui se souvient encore de ses qualités d’écoute : « il écoutait beaucoup et ne prenait pas les gens de haut, Diouf considérait tout le monde ».

« Ce n’est pas parce que vous veniez vers lui, habillé en costume, roulant dans un 4×4 dernier cri, il écoutait, mais jugeait la valeur de l’homme selon ce que celui-là avait dans sa matière grise et sa tête », dit-il.

L’ouvrage est parti à la faveur d’un événement au Tchad en 2014, une campagne de lutte contre le paludisme de l’Unicef à laquelle la Fondation Didier Drogba, où il officiait à la communication était partenaire. Les valeurs de vie de Pape Diouf, invité d’honneur, l’ont accroché.

« On a fait quatre ans à écrire ce livre intitulé Pape Diouf de vous à moi », mentionne José Djati qui ne cesse de vanter l’homme, d’une grande simplicité et qui aime foncièrement sons prochain au-delà de toute considération sociale.

José Djati qui exerce le métier de journaliste depuis plus de 25 ans, a travaillé au quotidien ivoirien Le Patriote où il a été chef de service, de même qu’au Courrier d’Abidjan, sous le journaliste Théophile Kouamouo.

Né le 18 décembre 1951 à Abéché (Tchad), le Sénégalais qui avait plusieurs cordes à son arc, a aussi été journaliste et agent de joueurs. Décédé mardi à Dakar, Pape Diouf est la première personne qui succombe au coronavirus au Sénégal.

AP/ls/APA

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