Politique

La santé de l’ex-ministre Lobognon « ne suscite aucune inquiétude » (administration pénitentiaire)

photo d'archives

ABIDJAN, 29 mars 2020 – 08H08 GMT [ALERTE INFO]- L’état de santé de l’ex-ministre ivoirien des Sports, Alain Lobognon, incarcéré depuis le 10 mars à la prison d’Agboville (75 Km d’Abidjan), « ne suscite aucune inquiétude », a assuré samedi soir le directeur de l’administration pénitentiaire Boubacar Coulibaly, réagissant aux propos de la défense de ce proche de l’ancien président de l’Assemblée nationale Guilluame Soro.

« L’administration pénitentiaire tient à rassurer que la santé de M. Lobognon ne suscite aucune inquiétude et trouve infondé l’appel à sa mise en liberté », a déclaré M. Coulibaly dans un communiqué lu au journal de la télévision nationale.

Vendredi, les avocats de l’ex-ministre ont soutenu que leur client souffrait depuis le dimanche 22 mars et ne bénéficiait d ‘ »aucun soin médical approprié  » sans que son épouse, son conseil juridique ne soient « informés de son état de santé par les autorités pénitentiaires. »

“Avant qu’il ne soit trop tard, il est plus qu’impératif que le député de Fresco, dont la vie est gravement en danger, soit, sans délai, conduit dans un centre de santé adéquat’’, ont-ils plaidé.

Selon le directeur de l’administration pénitentiaire, « ces allégations sont dénuées de tout fondement et que contrairement aux affirmations faites » ce proche de Soro « est régulièrement suivi et reçoit fréquemment la visite de parents et proches. »

« Cependant il n’a reçu à ce jour la visite d’aucun avocat », a-t-il précisé, soulignant le chef du service médecine du Centre hospitalier régional d’Agboville (CHR) et l’infirmier de la prison ont été éconduis par Alain Lobognon, lors de la visite effectuée pour s’enquérir de son état de santé.

« M. Lobognon a argué qu’il n’était pas malade, ne voulait voir personne et a refusé tout examen », a ajouté Boubacar Coulibaly, évoquant le rapport du médecin qui fait « état d’un patient conscient et présentant un bon état général. »

Poursuivi pour “troubles à l’ordre public’’, Alain Lobognon avait été interpellé en même temps que 14 autres proches de Guillaume Soro, dans la foulée du retour avorté de l’ancien président de l’Assemblée nationale à Abidjan le 23 décembre.

« Une suite judiciaire sera réservée à la divulgation de fausses nouvelles sur les conditions de détention, l’état de santé des pensionnaires » des différentes prisons, a averti le directeur de l’administration pénitentiaire, qui « n’entend plus tolérer davantage les récurrentes rumeurs tendant à jeter le discrédit sur ses animateurs. »

ABL

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