Politique

Convocation Assoa Adou : « la procédure spéciale liée aux qualités d’ex-député et ex-ministre n’a pas été observée » (avocats)

Abidjan, 23 mars 2020 -[ALERTE INFO]- Le collectif des avocats du secrétaire général de la frange pro Gbagbo du Front populaire ivoirien (FPI, opposition) Assoa Adou, a estimé que la convocation invitant leur client à se rendre lundi à la préfecture de police est intervenue alors que « la procédure spéciale liée » à ses qualités d’ex-député et ex-ministre « n’a pas été observée ».

Samedi, M. Adou a été convoqué au service des enquêtes générales de la préfecture de police d’Abidjan, au lendemain d’ »actes de vandalisme » posés dans des centres d’enrôlement pour l’établissement des Cartes nationales d’identité (CNI), mais il n’a finalementpas répondu à la convocation.

Pour ses avocats, leur client « se tient disponible pour répondre aux autorités judiciaires » mais ils « constatent que la convocation de la préfecture de police intervient, alors que la procédure spéciale liée » à ses « qualités d’ancien député et d’ancien ministre n’a pas été observée ».

Ils ont estimé qu’Assoa Adou, « ancien Député de Cocody (2000-2010), ministre de la Construction, ministre des Eaux et forêts et ancien ministre de la Défense (2000-2005) bénéficie de plein droit des dispositions portant statut d’ancien président de la République, ancien chef ou président d’institution nationale et d’ancien membre du gouvernement ».

Le collectif des avocats a « saisi par courrier, le procureur général près la Cour d’appel d’Abidjan et le procureur de la République près le Tribunal de Première instance d’Abidjan afin de leur demander d’inviter le préfet de police à se conformer à la loi ».

Lors d’un meeting de l’opposition dimanche à Yamoussoukro (centre) Assoa Adou a dénoncé le nombre jugé insuffisant des centres d’enrôlement pour les CNI, dont le coût unitaire est fixé à 5.000 FCFA.

« Dès lundi, envahissez les centres d’enrôlement. Vous avez le droit d’avoir vos cartes d’identité (qui) doivent être délivrées gratuitement », avait-il demandé aux jeunes présents à la manifestation.

Dimanche, le FPI pro Gbagbo a appelé le gouvernement à « avoir pour priorité de rassurer (les) concitoyens sur sa capacité à gérer (la) crise de coronavirus en créant un consensus autour de cette pandémie au lieu de chercher à diviser les Ivoiriens à travers des actes d’intimidation et de répression ».

EFI

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