Cameroun

L’armée a «neutralisé» un chef de milice sécessionniste (ministre)

L’élimination des miliciens, dont 3 femmes, a permis de récupérer un arsenal de guerre, un stock de cocaïne et de libérer un otage

Photo : DR

APA-Yaoundé (Cameroun) De notre correspondant : Félix Cyriaque Ebolé Bola
Les forces de défense et de sécurité camerounaises ont, dans la nuit du 28 au 29 février à Bamenda (Nord-ouest), « neutralisé » 10 « terroristes sécessionnistes» dont un de leurs leaders, le «Général Fire Man», a affirmé le porte-parole du gouvernement, René Emmanuel Sadi.

Dans un communiqué parvenu mardi à APA, il indique que l’élimination de ces miliciens, parmi lesquels 3 femmes, a permis de récupérer un arsenal de guerre, un stock de cocaïne et de libérer un otage capturé la veille lors d’un assaut séparatiste sur un chantier de construction d’un poste de commandement de l’armée.

Qualifiés de hors-la-loi, en embuscade autour dudit site et qui tenaient un retranchement fortifié dans l’enceinte d’une école publique, leur assaut s’était soldé par la mort d’un soldat et d’un ouvrier. Condamnant sans réserve ces actes de terreur commis par des individus déshumanisés, qui sèment au quotidien l’effroi et la désolation dans les régions anglophones du Nord-Ouest et du Sud-Ouest, M. Sadi a formellement démenti des « allégations totalement infondées et contraires à la réalité des faits », accusant l’armée d’avoir tué 15 personnes, dont 5 femmes et 5 enfants, lors de cette opération de ratissage.

Les exactions, imputées à l’armée dans la guerre sécessionniste, font bondir le pouvoir de Yaoundé ces dernières semaines, accusant les ONG de défense des droits humains de « propagande mensongère à travers les médias en ligne ».

Il en est ainsi de la tuerie contre des civils survenue le 14 février dans la localité de Ngarbuh, toujours dans le Nord-Ouest, dont les auteurs et le bilan demeure un sujet de controverse entre les parties, et pour laquelle le président Paul Biya a ordonné une enquête urgente. Selon le quotidien à capitaux privés de langue anglaise The Guardian Post, édition de mardi, 9 soldats présumés mêlés à ces assassinats de masse sont actuellement aux arrêts.

FCEB/te/APA

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