Cameroun

28 Février 2020 – Intégration sous-régionale et insécurités font les choux gras des journaux camerounais

APA-Yaoundé (Cameroun) De notre correspondant : Félix Cyriaque Ebolé Bola – Le futur pont avec le Tchad, mais aussi la situation sécuritaire en zone anglophone, sur fond d’exactions contre des civils, meublent les colonnes des journaux camerounais parus vendredi.

Côte à côte et truelle sur du mortier, le chef de l’État tchadien, Idriss Deby Itno et le Premier ministre camerounais, Joseph Dion Ngute, sont à l’affiche de L’Œil du Sahel en pleine pose de la première pierre, la veille dans la localité de Bongor, du pont devant bientôt relier les deux pays. Entre le Cameroun et le Tchad, c’est un nouveau pont de l’amitié qui va être lancé et ce pour 36 mois de travaux, applaudit le quotidien à capitaux publics Cameroon Tribune.

Cet ouvrage sur le fleuve Logone, explique The Guardian Post, sera bâti sur du roc et constituera le deuxième point de passage matérialisant la marche vers l’intégration sous-régionale. Et c’est du lourd, côté financier, renchérissent L’Œil du Sahel et Réalités Plus : le chantier coûtera 74 millions FCfa.

Au-delà des réjouissances, note Le Messager, la fête de la fraternité a fini en drame pour trois policiers de l’escorte du Premier ministre qui, sur le chemin du retour ont trouvé la mort dans un accident suite à l’éclatement d’une roue de leur véhicule qui roulait à tombeau ouvert.

Dans cette même partie septentrionale du pays, Émergence et Repères signalent le mouvement d’humeur à l’École de l’hôtellerie et du tourisme de la Communauté économique des États de l’Afrique centrale (EHT-Cemac) de Ngaoundéré. Ici, apprend-on, les étudiants réclament la restauration de la bourse mensuelle et de la gratuité des frais de scolarité gelées depuis plus d’un an.

Les nouvelles, elles continuent de venir des régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest en pleine guerre sécessionniste, particulièrement après la tuerie du 14 février à Ngarbuh où le bilan et les auteurs du massacre restent une pomme de discorde. Et c’est pour y voir clair que le président Paul Biya, informe The Guardian Post, vient de créer une commission d’enquête à laquelle il a donné 8 jours pour rendre son rapport.

Mais déjà, signalent Cameroon Tribune et Le Quotidien, relayant ainsi une déclaration du ministre de la Communication René Emmanuel Sadi, le gouvernement rejette en bloc les allégations d’exactions imputées par les ONG de défense des droits humains aux forces de défense et de sécurité.

Et, pour démontrer que l’État n’a pas perdu la main dans cette partie du pays, ce sont 36 enseignants, révèle Le Jour, qui viennent d’être lourdement sanctionnés, puisque suspendus de solde par leur hiérarchie pour abandon de poste dans le Nord-Ouest.

FCEB/cgd/APA

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