Football

Fédération ivoirienne de football : la “priorité’’ du futur président, “le développement du football’’ local (Abdoulaye Traoré) INTERVIEW

L’ancien attaquant de la sélection nationale de football de Côte d’Ivoire, Abdoulaye Traoré dit Ben Badi

ABIDJAN, 23 février 2020 – 10H48 GMT [ALERTE INFO]- L’ancien attaquant vedette de la sélection nationale de football de Côte d’Ivoire, Abdoulaye Traoré dit Ben Badi, appelle les futurs candidats à la présidence de la fédération ivoirienne de football (FIF) a avoir pour “priorité’’, une fois élu, “le développement du football ivoirien’’, dans une interview.

Vous l’un des plus grands footballeurs que la Côte d’Ivoire a connu ses vingt dernières années. Votre départ du Stella Club d’Adjamé, votre club formateur, à l’Asec d’Abidjan avait coulé beaucoup d’encre et de salive à l’époque. Que s’est-il passé exactement ?

J’étais tout jeune encore. Je venais de débuter au Stella Club et vous savez qu’un joueur qui a l’ambition, jai estimé que l’Asec était le club qui avait le plus de supporters ; j’ai donc décidé d’aller à l’Asec qui a connu des joueurs de renom ; rejoindre l’Asec était pour moi, le début de la concrétisation d’un rêve. Après avoir donné le titre au Stella, j’ai estimé qu’il fallait donner une nouvelle orientation à ma carrière.

Après vous partez en France à Toulon, à Guimarães au Portugal, vous retournez à Sète en France. Le président de l’Asec Roger Ouégnin vous demande de rentrer en Côte d’Ivoire. Que vous-a-t-il dit concrètement ?

Il y a d’abord eu des émissaires qui sont venus me rencontrer en France. Le vice-président Jean Jacques Béchio a dépêché Idriss Diallo vers moi pour me convaincre. Ensuite Me Roger Ouégnin, m’ a appelé au téléphone. Il m’a présenté les projets de l’Asec. Le fait de faire revenir d’autres anciens comme Gadji Celi et Bédé James m’a rassuré et j’ai signé à l’Asec. C’était une façon pour moi de relancer ma carrière.

Malgré votre talent, vous n’avez pas eu la carrière que vous méritiez. Avez-vous des regrets ?

Je n’ai pas de regrets. Seulement, je n’ai pas eu l’encadrement adéquat pour m’imposer dans les plus grands clubs comme je le souhaitais moi-même. Je pense que c’est la volonté de Dieu. C’est le destin. J’avais souhaité moi-même avoir une grande carrière. Ce n’est pas faute d’avoir essayé. Je le mets sur le compte du facteur chance. J’ai essayé de marquer ma génération. Quand, je fais mon bilan aujourd’hui, je suis fier.

Vous avez remporté certes la Coupe d’Afrique des nations avec les Eléphants en 1992 mais qu’est ce que vous auriez changé aujourd’hui si votre carrière était à refaire ?

Au niveau de ma génération, on n’a pas eu cette chance de jouer une coupe du monde. C’est un regret pour moi. A notre époque, c’était un peu plus difficile, l’Afrique n’avait que deux ou trois représentants.

Vous êtes à la retraite aujourd’hui et vous avez initié la caravane de détection Ben Badi football club. Qu’est ce qui vous motive ?

La première chose est de donner la chance à certains jeunes qui sont dans les fins fonds de l’intérieur du pays de venir côtoyer des clubs de 1ère, 2e et 3e division et des centres de formation à Abidjan. C’est pourquoi j’ai mis en place ce concept appelé Ben Badi caravane foot. On fait de la détection à l’intérieur du pays. On convoi les sélectionnés à Abidjan, où on leur donne la chance et l’occasion de se faire recruter par certains clubs ou centres de formation.

Vous avez été nommé à la direction technique nationale, quelle est votre rôle dans cette structure ?

J’ai été nommé par le comité exécutif de la Fédération ivoirienne de football. La DTN est le cœur du football ivoirien. Je suis DTN adjoint en même temps que Jean Jacques Tizié. On s’occupe de l’évaluation de tous les pôles (détection des jeunes, encadrement des cadres, football féminin) qui ont été mis en place par le DTN en chef M. Tchêgbê. Je suis donc chargé de la formation des formateurs. Nous faisons l’évaluation et faisons des propositions à la ligue professionnelle à laquelle nous sommes rattachés directement.

Vous avez été aussi nommé au conseil économique et social ; comment avez-vous appris la nouvelle et à qui devez-vous cette nomination ?

D’abord, je tiens à remercier le président de la République, Alassane Ouattara, le Premier ministre Amadou Gon Coulibaly et toute l’équipe gouvernementale qui ont pensé à ma modeste personne. J’ai appris la nouvelle la veille. Le directeur de cabinet du président de la république m’a appelé pour m’annoncer la nouvelle. Au-delà de ma personne, c’est une corporation et toute génération qui sont honorées. C’est un plaisir et un chantier vaste pour moi. C’est une assemblée consultative donc j’apporterai mon expérience avec mon cœur et beaucoup de passion et d‘amour.

C’est bientôt l’élection à la présidence de la fédération ivoirienne de football (FIF). Qu’est-cela vous inspire ?

Au-delà de l’élection, il faut qu’on pense pour le développement du football ivoirien. Pour moi que X ou Y soit candidat, la priorité doit être le développement du football ivoirien. Je souhaite bonne chance à tous les candidats qui vont se présenter.

Par Aimé Tchetche (Collaboration extérieure)

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