Le père du jeune garçon, Marius Ani Oulakolé, qui est revenu à bord d’un vol, sur le coup de 20h05 GMT à l’aéroport d’Abidjan, en provenance de Paris, a déclaré que pour lui, « l’essentiel, c’était de ramener le corps » de son fils.

Il considère que ce « cas est une situation dramatique, c’est déplorable, c’est ce que tout le monde reconnaît », et c’est ce que les parents aussi reconnaissent. Vêtu d’un survêtement bleu, il était visiblement exténué après ce long voyage.

Concernant le programme, dira-t-il, ce sont les aînés qui peuvent donner les lignes. Le ministre ivoirien des Transports, Amadou Koné  venu lui apporter la compassion du gouvernement, a insinué que « quel que soit le compatriote qui aurait été dans ce cas, le gouvernement lui apporte son soutien ».

« Ce qui s’est passé nous a instruit à l’effet de prendre toutes les dispositions pour que conformément aux souhaits de la famille,  l’enfant soit rapatrié et inhumé ici (en Côte d’Ivoire) dans son village et c’est ce que le gouvernement a fait en facilitant le rapatriement du corps », a-t-il ajouté.

Poursuivant, le ministre ivoirien des Transports a assuré que le gouvernement allait s’associer aux funérailles de l’adolescent. Il a fait savoir que pour l’enterrement « ce sont les parents qui décident » du déroulé des obsèques.

Quelques parents sont venus à l’aéroport pour soutenir M. Ani et son épouse. La mère de Laurent-Barthélemy Ani Guibahi, en larmes, était consolée par les proches venus sur les lieux.

Le ministre ivoirien des Transports a rencontré, il y a quelques jours, la famille du défunt. Après quoi le père a effectué le déplacement  sur Paris afin de voir le corps de son fils avant sa mise en bière et revenir avec la dépouille.

L’adolescent Laurent-Barthélemy Ani Guibahi a été retrouvé mort, à l’aéroport de Roissy, dans le puits du train d’atterrissage du vol AF703 de la compagnie Air France en provenance d’Abidjan et à destination de Paris le 7 janvier 2020.

AP/ls/APA