Burkina Faso

Subvention CNIB : Roch Kaboré « n’a pas tenu parole », selon l’opposant Moussa Zerbo

L’UPC a proposé au gouvernement de « subventionner l’établissement » les CNIB, indiquant la somme de 500 FCFA pour son établissement

Photo : DR

Ouagadougou [ALERTE INFO] – L’honorable Moussa Zerbo, porte-parole de l’Union pour le progrès et le changement (UPC, opposition) a affirmé jeudi à Ouagadougou que « le président du Faso Roch Kaboré qui avait émis sa bonne volonté de subventionner les Cartes nationales d’identité Burkinabè (CNIB) n’a pas tenu parole à la date d’aujourd’hui », évoquant « une trahison », lors d’une conférence de presse.

« Le 30 juillet 2018, lors du vote de la loi portant modification du code électorale (…), le gouvernement, en son temps, nous avait rassuré de sa bonne volonté de subventionner l’établissement des documents de vote, notamment la CNIB », a déclaré Moussa Zerbo, ajoutant que « toutefois à la date d’aujourd’hui il n’a pas tenu parole ».

Pour l’opposant Zerbo, cela est « une trahison pour les Burkinabè, mais il n’étonne guère, car la mauvaise fois et les bavures sont des marques de fabrique du régime en place », mettant en exergue la volonté manifeste du « chef de l’Etat de ne plus vouloir la subvention du CNIB », souhaitée par l’opposition.

Fin septembre 2019, l’UPC a proposé au gouvernement de « subventionner l’établissement » les CNIB afin de la rendre « accessible et disponible » pour tous les Burkinabés dans la perspective de la prochaine élection présidentielle de 2020, proposant la somme de 500 FCFA pour son établissement.

Selon le président de l’UPC, Zéphirin Diabré, il avait obtenu des partenaires dont « l’Union européenne (UE) un accord de subvention des CNIB, mais au gouvernement d’en faire officiellement la demande ». Suite à cela, il dit avoir « adressé une correspondance au président du Faso en date du 23 octobre » pour le lui signifier, mais jusque-là pas de réaction.

Début février, le gouvernement avait adopté deux décrets fixant au « 22 novembre 2020 » la date pour le déroulement des élections couplées présidentielles et législatives, en conseil des ministres.

DNG

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