Télé

Meilleur journaliste ivoirien en 2019, Serge Koléa ambitionne de gravir d’autres échelons (PORTRAIT)

Photo : Alerte Info

ABIDJAN, 16 février 2020 – 11H31 GMT [ALERTE INFO]- Sacré meilleur journaliste ivoirien pour l’année 2019, Serge Koléa, ne cache pas sa joie à la réception de sa berline neuve du constructeur automobile chinois Changan, sous les ovations de ses pairs.

« C’est un véhicule qui va me permettre de travailler beaucoup plus à l’aise, d’être prompt sur les lieux de reportage », promet Serge du haut de son mètre 70.

Le 18 janvier, le journaliste reporter d’images à la RTI 1, la première chaîne de la télévision nationale a été désigné, Super Ebony 2019, prix attribué chaque année au meilleur des meilleurs journalistes de Côte d’Ivoire.

Il avait été nominé « cinq fois successifs », mais « revenait chaque année sans gloire ».

Sur les neufs sujets proposés (interviews, enquêtes, reportages) et liés entre autres aux droits de l’Homme, l’emploi (conditions de travail) et à la culture, Serge Koléa, la quarantaine estime avoir « excellé » en interview.

Vêtu d’un costume sombre sur une chemise blanche, il pense que « le secret, c’est de ne pas abandonner » mais « persévérer. »

« Discret et travailleur », adolescent, il pensait « ne jamais y arriver », malgré son « amour » pour le métier.

« Expérimenté », opiniâtre, comme le témoigne Franck Kouadio un de ses collègues, le journaliste/JRI « apparaît toujours à la rédaction avec de bons dossiers ».

Sa passion pour le journalisme est née depuis « le bas âge », un goût inculqué par son défunt père, « proche de l’information » malgré sa fonction de gendarme.

« Tous les jours, mon père, qui était un grand supporter de l’Africa, achetait les journaux qu’on lisait », se remémore t-il.

Sa « première influence journaliste est venu des journalistes sportifs comme Jean-Louis Farah Touré, Kanté Boubacar qui chatouillaient » ses oreilles « tous les dimanches à travers le championnat de Côte d’Ivoire ».

« La radio m’a beaucoup influencé, mais j’ai aimé en grandissant Lévy Niamkey à la Télévision, sa façon de faire, a créé en moi le goût de faire du journalisme télé », avoue t-il.

Titulaire d’un Diplôme d’études supérieures en journalisme (Descom) option Télévision, obtenu en 2004 à l’Institut des sciences et techniques de la communication (Istc), il entre la même année à la RTI en tant que journaliste stagiaire avant d’obtenir un contrat après un test en 2009.

Mais en 2011, une décision des responsables du média de service public de licencier 300 agents va le mettre « sur la touche pendant 20 mois », avant d’être rappelé. « Un très mauvais souvenir » pour Serge Koléa, qui ne « pensait pas que la RTI pouvait (le) remercier ainsi ».

Marié, père de deux enfants, il ambitionne d’être toujours le « meilleur, professionnellement » et « espère être promus dans son service à la direction de l’information à la RTI » tout en bénéficiant « des opportunités » à travers le prix Ebony.

EFI

Commentaires
Haut