Insolite

Des chercheurs britanniques reconstituent la voix d’un prêtre ayant vécu il y a plus de 3 000 ans

Un son encore embryonnaire qui ouvrirait la porte à une nouvelle méthode pour « reconstituer l’Histoire »

Photo : DR

L’excellente conservation du prêtre Nesymun, qui aurait vécu sous le règne de Ramsès XI, entre 1099 et 1069 avant Jésus-Christ, a permis à des chercheurs britanniques de reconstituer sa voix. Un son encore embryonnaire qui ouvrirait la porte à une nouvelle méthode pour « reconstituer l’Histoire ».

Faire parler les morts. C’est ce qu’ont littéralement réussi à accomplir des chercheurs britanniques. Daniel Howard et John Schofield, respectivement des universités de Londres et d’York, ont reconstitué l’appareil vocal du prêtre de l’Egypte ancienne Nesyamun, une des momies les plus célèbres du monde, inhumée il y a 3 000 ans à Karnak. Une prouesse, décrite dans la revue Nature du 23 janvier, où l’on peut entendre la reproduction de la voix.

Cet écho du passé a traversé les âges, et représente une expérience inédite. Nesyamun aurait vécu sous le règne de Ramsès XI, entre 1099 et 1069 avec Jésus-Christ. Pour lui rendre sa voix, les chercheurs ont d’abord procédé à un scan de la dépouille, bien conservée, qui leur a permis de reproduire le larynx et la gorge du prêtre. Le résultat a ensuite été imprimé en 3D puis placé dans un système de synthèse de la voix. Cet appareil a permis de reproduire l’empreinte vocale de Nesyamun.

Lire aussi :
Allemagne : un passant honnête rend un sac avec 23 345 $ à l’intérieur

Une syllabe pour redonner voix à l’Histoire
Pour le moment, il ne s’agit bien entendu que d’une seule syllabe. Encore beaucoup d’informations restent inaccessibles aux chercheurs. Mais l’étude est porteuse d’espoirs et ouvre la porte à de futurs développements. L’analyse des longueurs d’onde pourrait d’ailleurs permettre de synthétiser fidèlement toute la gamme des sons produits par une voix.

Comme l’indique le HuffPost, jusque-là, nous ne pouvions reproduire uniquement le son des voix éteintes en se basant sur des enregistrements. La voix des personnes mortes il y a plus de mille ans était donc hors de portée. Or, aujourd’hui, cette frontière a disparu, dans la mesure où le corps a été incroyablement bien conservé.

Cette expérience serait, selon les explications de Joann Fletcher à la BBC, la réalisation du vœu du prêtre. « C’était écrit dans son cercueil, c’est ce qu’il voulait. D’une certaine façon, nous avons réussi à réaliser ce souhait », conclut-il.

Source : LaDepeche.

Commentaires
Haut