Politique

Blé Goudé « comprend la douleur » de certains partisans après sa rencontre avec Soro

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Blé Goudé a estimé que le pouvoir d’Abidjan « n’est pas satisfait de (son) acquittement » par la CPI

Photo : Archives

Abidjan, 17 janvier 2020 – [ALERTE INFO] – L’ancien leader des “Jeunes patriotes” ivoiriens, Charles Blé Goudé, a affirmé vendredi à La Haye qu’il comprenait “la douleur” de certains de ses partisans après sa rencontre le 24 novembre avec le chef de l’ex-rébellion ivoirienne Guillaume Soro.

« Je comprends la douleur de ceux qui ont crié leur gêne, leur colère quand j’ai rencontré Guillaume Soro mais dans ce pays, il faut qu’on arrête de jouer avec les esprits », a affirmé M. Blé Goudé, lors d’une conférence de presse, à La Haye où il est en liberté conditionnelle après son acquittement en janvier 2019 par la Cour pénale internationale (CPI).

Longtemps compagnons de lutte au sein de la Fédération estudiantine et scolaire de Côte d’Ivoire (FESCI), le principal syndicat étudiant, à la tête duquel Charles Blé Goudé avait succédé à Guillaume Soro à la fin des années 90, les deux hommes s’étaient brouillés par la suite et pris chacun des trajectoires politiques différentes et opposées.

Personnage clé de l’ancien pouvoir, Charles Blé Goudé, avait dirigé les « Jeunes patriotes », partisans de Laurent Gbagbo, au moment où Guillaume Soro, quant à lui, dirigeait la rébellion des Forces nouvelles (FN), qui a échoué en 2002 à renverser l’ancien président mais réussi par contre à occuper la moitié nord du pays jusqu’en 2011.

« C’est à nous les acteurs politiques de montrer la voie du pardon et de la réconciliation », a expliqué M. Blé Goudé, plaçant cette rencontre sous le signe de « la pratique du pardon ».

Interrogé par des journalistes ivoiriens, le président du Congrès panafricain pour la Justice et l’égalité des peuples (COJEP, opposition) a rappelé avoir « parlé de paix » avec son hôte dont il « ne peut (se) réjouir des malheurs » actuels.

Se prononçant sur sa condamnation en Côte d’Ivoire par contumace à 20 ans de prison et 10 ans de privation de ses droits civiques, il a estimé que le pouvoir d’Abidjan « n’est pas satisfait de (son) acquittement » par la CPI.

Mais « de cet autre enfer, je reviendrai », a-t-il analysé.

SKO

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