Politique

Michel Gbagbo invite à la « tolérance » ceux qui se réjouissent de la situation de Soro

Rappelant que son parti est « avant tout attaché à la loi », il a condamné « l’arrestation des (cinq) députés »

Photo : Archives

Abidjan, 13 janvier 2020 – 07H23 GMT [ALERTE INFO]- Michel Gbagbo, le fils de l’ex-chef d’Etat ivoirien Laurent Gbagbo, a invité à la « tolérance » ceux qui se réjouissent de la situation de l’ancien président de l’Assemblée nationale Guillaume Soro, visé par un mandat d’arrêt international pour tentative de déstabilisation et dont des proches ont été arrêtés, au cours d’une cérémonie dimanche à Abidjan.

« J’ai des amis qui disent : « on a arrêté les gens de Soro, c’est bien fait pour eux. C’est notre temps de danser » », a dit M. Gbagbo, appelant les militants du Front populaire ivoirien (FPI, opposition) à « la tolérance »face à a situation de M. Soro, en rupture de ban avec le président Alassane Ouattara, adversaire politique du FPI.

Rappelant que son parti est « avant tout attaché à la loi », il a condamné « l’arrestation des (cinq) députés » en fonction figurant parmi la quinzaine de proches de Guillaume Soro écroués, de même que les « perquisitions sans mandat, avec des gens encagoulés qui escaladent les clôtures », lors de l’installation des sections du FPI des quartiers Paillet et Williamsville d’Adjamé (nord d’Abidjan).

« Je n’attends rien de M. Soro (…) Mais si ses propres enfants c’est comme ça qu’il (Alassane Ouattara) les mange, mais et nous-mêmes ? » s(est interrogé Michel Gbagbo, ajoutant : « nous ne sommes pas obligés de nous aimer, mais nous sommes tous obligés de marcher dans la loi ».

« Dix-sept personnes » proches de l’ex-président de l’Assemblée nationale ont été « placées en détention à l’issue d’une vague d’arrestations menée entre le 23 et le 31 décembre 2019 à Abidjan », selon Amnesty international.

Visé par un mandat d’arrêt international pour « présomptions graves de tentative d’atteinte contre l’autorité de l’Etat et l’intégrité du territoire national », Guillaume Soro, candidat déclaré à la présidentielle d’octobre, risque la prison à vie.

MYA

Commentaires
Haut