Transports

Les populations autour de l’aéroport d’Abidjan seront déguerpies (Ministre)

APA-Abidjan (Côte d’Ivoire) – Vingt-quatre heures après la découverte à Paris du corps sans vie d’un adolescent dans le train d’atterrissage d’un avion de Air-France venant d’Abidjan, Amadou Koné le ministre ivoirien des Transports a annoncé mercredi, le renforcement des mesures sécuritaires à l’aéroport d’Abidjan et le déguerpissement des populations autour de la zone aéroportuaire.
« Nous avons à la suite des discussions mis en place un dispositif de vigilance accru au niveau de l’aéroport. Mais un certain nombre de dispositions ont été prises pour faire en sorte qu’il y ait le plus de sécurité. Il y a des travaux à réaliser encore au niveau des clôtures de l’aéroport d’Abidjan. A côté de cela nous avons décidé de procéder le plus rapidement possible au déguerpissement des populations autour de la zone aéroportuaire», a annoncé M. Koné après une visite à l’aéroport d’Abidjan où il est allé s’enquérir des circonstances de ce drame.

Selon les images des caméras de surveillance que nous avons visionnées, ce n’est pas possible que ce soit un enfant de 10 ans, a précisé le ministre Koné, ajoutant que « ce sont des images qui ne nous permettent pas aujourd’hui de procéder à une reconnaissance faciale ».

«Les enquêtes qui sont menées notamment en France, nous permettront très rapidement dans le cadre de la coopération judiciaire, d’identifier l’individu et de mieux comprendre ses motivations »-a-t-il expliqué, ajoutant que « donc les enquêtes continuent».

Le ministre des Transports a en outre indiqué que d’autres mesures sécuritaires seront annoncées ultérieurement. Poursuivant, il a insisté que ce qui s’est passé « n’est pas une menace de sécurité et de sûreté», assurant que l’aéroport d’Abidjan est classé parmi « les plus sûrs» du continent africain.

Revenant sur les circonstances de ce drame, M. Koné a fait savoir que selon les investigations, le «passager clandestin » n’a pas eu accès à l’avion en passant par des « voies normales » de l’aéroport.

Selon lui, l’individu a eu accès à l’espace aéroportuaire en escaladant la clôture autour de l’aéroport. «Quelques heures avant le décollage de l’avion, autour de 19h40 il avait été signalé à la tour de contrôle par le personnel navigant de Air Côte d’Ivoire qu’un individu serait non loin de la piste d’atterrissage », a révélé Amadou Koné.

« Des sapeurs-pompiers et des gendarmes ont été envoyés sur le lieu où l’individu a été repéré et cette fouille n’a rien donné. En observant de près les images fournies par les caméras, les membres de la commission (d’enquête) ont pu découvrir un individu qui a couru et qui s’est accroché au train d’atterrissage alors que l’avion était prêt à décoller», a expliqué le ministre.

« Les motivations de l’individu ne sont encore connues. Est-ce que c’était pour émigrer ? Est-ce que c’était pour se suicider ? Est-ce qu’il y a des complicités?», s’est interrogé le ministre soulignant que les investigations continuent.

Il a également fait savoir qu’un sac contenant des vêtements a été retrouvé non loin de l’endroit où l’individu s’est accroché au train d’atterrissage de l’avion affirmant cependant qu’il est « trop tôt » de dire que ces effets personnels appartiennent à ce « passager clandestin ».

« En 2018, il y a eu 94 cas d’intrusion dans les trains d’atterrissage des avions recensés à travers le monde dont une trentaine sur le continent américain », a fait remarquer M. Koné pour qui ce drame « n’est pas une menace de sécurité » pour l’aéroport d’Abidjan « qui a passé toutes les certifications avec succès ».

Les services de piste de la compagnie Air France ont découvert mercredi à Paris dans le puits du train d’atterrissage du vol AF703 en provenance d’Abidjan, le corps sans vie d’un « passager clandestin».

En plus de l’enquête ouverte par la compagnie aérienne, une commission d’investigation a été mise en place par les autorités ivoiriennes pour savoir les circonstances de ce drame.

Le ministre ivoirien des Transports a également saisi le procureur de la République d’une plainte contre X pour « violations graves des dispositions de sécurité aéroportuaires et mise en danger de la vie d’autrui ».

LB/ls/APA

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