Immigration clandestine

Lancement d’un projet pour une réponse intégrée à la traite des êtres humains en Côte d’Ivoire

APA-Abidjan (Côte d’Ivoire) – Le projet dénommé «Renforcer les capacités des autorités de la Côte d’Ivoire pour apporter une réponse intégrée à la traite des êtres humains et au trafic illicite de migrants (COCOTIP)» a été lancé, vendredi à Abidjan, en présence des ministres et des diplomates, a constaté APA sur place dans la capitale économique ivoirienne.

Financé par la République fédérale d’Allemagne et exécuté par l’Organisation internationale pour les migrations (OIM), ce projet s’étendra sur la période du 01 décembre 2019 au 30 novembre 2022, soit une durée de 36 mois.

Il vise à renforcer les capacités opérationnelles et techniques des autorités nationales en matière de profilage, d’enquête et de renvoi des cas de traite des êtres humains ou de trafic illicite de migrants et à améliorer les capacités des acteurs concernés à fournir une assistance et une protection adéquates aux victimes.

Bénéficiaire de ce projet, le ministre de la sécurité et de la protection civile, le Général Vagondo Diomandé s’est félicité de cette initiative qui permettra notamment la « construction de trois postes-frontières ».

A son tour, la ministre de la solidarité, de la cohésion sociale et de la lutte contre la pauvreté, Pr Mariatou Koné, également bénéficiaire du projet, a relevé les enjeux de cette lutte contre la traite des êtres humains. Le gouvernement « ne ménage aucun effort pour prévenir et lutter contre cette pratique honteuse », a-t-elle indiqué.

« On est là pour vous écouter et peaufiner les projets pour les adapter aux besoins des populations », a renchéri pour sa part, l’Ambassadeur de l’Allemagne en Côte d’Ivoire, Michael Grau.

La Côte d’Ivoire est un important pays d’origine, de transit et de destination en matière de traite de personnes (nationale et transnationale) et de trafic illicite de migrants. Cette situation s’explique par un profil migratoire multiple, le pays partageant ses frontières avec le Liberia, la Guinée, le Mali, le Burkina Faso et le Ghana.

Avec une approche intégrée, le projet, contribuera aux efforts du gouvernement ivoirien afin de mieux prévenir la traite des personnes, protéger les victimes de traite et renforcer les cas de poursuites judiciaires.

Dans son intervention, Marina Schramm, chef de mission de l’OIM en Côte d’Ivoire a salué les différents partenaires du projet avant de rassurer sur la disponibilité de son organisation à accompagner sur tous les volets dudit projet.

L’OIM en étroite collaboration avec le gouvernement ivoirien entend renforcer les capacités opérationnelles et techniques des autorités nationales pour identifier, enquêter et référer les cas de traite de personnes et de trafic illicite de migrants et améliorer les capacités des acteurs concernés à fournir une assistance et une protection adéquate aux victimes de manière coordonnée.

Les bénéficiaires du projet sont les personnes victimes de traite ; les migrants en situation de vulnérabilité ; le ministère de la sécurité et de la protection civile ; le ministère de la solidarité, de la cohésion sociale et de la lutte contre la pauvreté ; le Comité national de lutte contre la traite des personnes et les organisations de la société civile.

A la fin du cycle de vie de ce projet, les capacités techniques et opérationnelles des autorités gouvernementales compétentes pour identifier et enquêter les cas de traite des personnes et de trafic illicite de migrants devront être renforcées.

La collecte de données fiables des cas de traite des personnes et de trafic illicite de migrants est également attendue grâce à un enregistrement systématique des cas.

Des programmes de formation spécialisés pour les autorités chargée de l’application des lois aux frontières (aéroports, postes frontières etc) concernant toutes les dispositions légales et les procédures opérationnelles relatives à la traite des personnes et au trafic illicite de migrants, figure également sur la liste des résultats visés.

Ce projet qui prend en compte la construction de trois postes-frontières adaptés à la prise en charge des potentielles victimes, permettra en outre de faire bénéficier d’une assistance et d’une protection efficace les victimes de la traite des personnes et d’abus liés au trafic illicite de migrants.

LS/APA

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