Zimbabwe

L’ex-épouse du Vice-Président arrêtée pour tentative de meurtre

Mary Mubaiwa a été inculpée de tentative de meurtre contre son ex-époux, de blanchiment d’argent et de fraude

Photo : DR

APA-Harare (Zimbabwe) – Mary Mubaiwa, ex-épouse du premier vice-président du Zimbabwe, Constantino Chiwenga a été inculpée, lundi à Harare, de tentative de meurtre contre ce dernier, de blanchiment d’argent et de fraude.

Mary Mubaiwa est accusée d’avoir refusé à Chiwenga, alors gravement malade, l’accès à un traitement médical après que le vice-président zimbabwéen a été transporté par avion en Afrique du Sud en juin 2019.

Mme Mubaiwa aurait gardé son mari, alors alité, dans sa chambre d’hôtel à Pretoria, la capitale sud-africaine, pendant une journée malgré le fait qu’il avait été emmené dans le pays voisin pour recevoir des soins médicaux urgents.

Selon l’acte d’accusation, lorsque Chiwenga a finalement été conduit à l’hôpital, il a été placé sous surveillance 24 heures sur 24 par ses médecins et agents de sécurité.

Selon les procureurs, dans la nuit du 8 juillet, Mme Mubaiwa s’est rendue à l’hôpital et a ordonné au personnel de sécurité de quitter le service, affirmant qu’elle voulait rester seule avec le malade.

« Alors qu’il était seul avec le malade (Chiwenga), l’accusée a illégalement retiré l’ensemble de perfusion intraveineuse ainsi que le cathéter veineux central, ce qui a provoqué un saignement abondamment chez le patient », indiquent les procureurs.

Mubaiwa aurait forcé Chiwenga à quitter le lit et aurait tenté de le faire sortir de la salle avant d’être intercepté par des agents de sécurité.

Après l’incident, Chiwenga a été transféré en Chine où il a été soigné pour une maladie de l’œsophage.

Il est ensuite retourné au Zimbabwe en novembre et a immédiatement engagé une procédure de divorce d’avec son épouse.

Mubaiwa fait également face à des accusations de blanchiment d’argent, de fraude et de violation des règles de contrôle des changes.

Elle devrait revenir devant le tribunal le 30 décembre et ses avocats lui ont conseillée de demander une mise en liberté sous caution auprès du tribunal.

JN/lb/te/APA

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