Algérie

Algérie : Abdelmadjid Tebboune, un commis de l’Etat à la tête de la magistrature suprême

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Abdelmadjid Tebboune, ancien ministre puis chef de gouvernement du président Bouteflika, âgé de 74 ans, a été élu dès le premier tour

Photo : DR

APA-Alger (Algérie) – Abdelmadjid Tebboune, ancien ministre puis chef de gouvernement du président Bouteflika, âgé de 74 ans, a été élu dès le premier tour, président de la république algérienne, a annoncé vendredi l’Autorité nationale des élections. Il a recueilli 58,15% des suffrages contre 17,38 pour Abdelkader Ben Krina, 10,55% pour Ali Benflis, 7,26% pour Azeddine Maihoubi et 6,66 pour Abbdelaziz Belaid.

Diplômé de l’Ecole nationale d’administration en 1969, Abdelmadjid Tebboune a longtemps travaillé avec l’ancien président algérien Abdelaziz Bouteflika, contraint de quitter le pouvoir suite à un mouvement populaire massif.

Il est devenu pour la première fois, brièvement, ministre délégué en 1991, sous la présidence de Chadli Bendjedid et c’est aux prémisses de sa présidence que Bouteflika le rappelle au gouvernement en 1999 où il reste jusqu’en 2002.

Abdelmadjid Tebboune redevient ministre en 2012, jusqu’en 2017 lorsqu’il prend la tête du gouvernement dans un contexte déjà marqué par la baisse drastique des recettes pétrolières et une montée en puissance des oligarques fédérés au sein du Forum des chefs d’entreprises (FCE, principale organisation patronale).

Au bout de trois mois seulement, il est limogé par Saïd Bouteflika, le frère du président, après s’être attaqué aux oligarques gravitant dans l’entourage du chef de l’Etat, dont la plupart sont aujourd’hui emprisonnés dans des dossiers de corruption présumée à l’instar de l’homme d’affaires Ali Haddad.

Premier ministre pour brève durée de 2 mois et 21 jours (du 25 mai 2017 au 15 août 2017), la plus courte à la tête de l’Algérie.

En dépit du rejet massif de cette élection, Abdelmadjid Tebboune était jusqu’alors vu comme un favori du scrutin, jusqu’à une récente campagne contre lui par des médias proches du pouvoir.

Membre du Comité central du Front de libération nationale (FLN), il s’est présenté sans l’étiquette de l’ex-parti unique et formation. Il se définit désormais comme « indépendant » bien que réputé très proche du général Ahmed Gaïd Salah, le nouvel homme fort du pays.

HA/APA

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