Cameroun

10 Décembre 2019 – La politique en couverture des journaux camerounais

APA-Yaoundé (Cameroun) De notre correspondant : Félix Cyriaque Ebolé Bola –
Les journaux camerounais parus mardi se passionnent pour la publication, tard la veille, des listes des candidats aux élections législatives et municipales du 9 février prochain.

Les candidats au double scrutin sont donc connus, affiche en grande manchette le quotidien à capitaux publics Cameroon Tribune, précisant que toutes les listes présentées par l’Union des populations du Cameroun (UPC), ont été rejetées pour bicéphalisme. La plus vieille formation du pays est victime de ses luttes intestines, note Le Messager.

Au total, résume Le Quotidien, 470 listes ont été présentées par 35 partis politiques, mais seulement 451 listes ont été validées par le conseil électoral d’Elections Cameroon (Elecam), l’instance de gestion des scrutins et opérations référendaire. Le premier constat est, mentionne la publication, que le Rassemblement démocratique du peuple camerounais (RDPC, au pouvoir) aura des candidats dans les 85 circonscriptions.

Ce que retient d’emblée Émergence, c’est que le mystère est entretenu sur les noms des candidats retenus particulièrement pour ledit parti. «Après des investitures tumultueuses, particulièrement au sein du parti majoritaire, des frustrations nées des désillusions de ceux qui ont été mis à l’écart pourront faire l’objet d’un contentieux préélectoral», confirme L’Essentiel prévoyant déjà des rebondissements et de nombreux recours.

S’agissant du Front social démocratique (SDF), The Sun fait observer qu’après avoir longtemps tergiversé, le premier parti de l’opposition parlementaire prendra finalement part aux élections où la bataille, avec le RDPC, s’annonce féroce dans les régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest en proie à un conflit sécessionniste.

Craignant, dans les colonnes de The Guardian Post, que les élections à venir ne puissent se tenir dans ces zones considérées comme son bastion le leader du Front, John Fru Ndi, blâme Biya pour sa lenteur à résoudre la crise séparatiste, condition sine qua non pour qu’un scrutin honnête et équitable soit organisé en pays anglophone.

FCEB/cat/APA

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