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Le plan de restructuration du journal d’Etat Fraternité Matin « était une nécessité » (Ouattara)

Abidjan, 09 decembre 2019 -[ALERTE INFO]- Le plan de restructuration du journal d’Etat Fraternité Matin, adopté en 2018 « était une nécessité », a affirmé lundi le président ivoirien Alassane Ouattara, qui a souhaité « une meilleure vie à ceux qui ont dû partir », à la célébration des 55 ans du quotidien.

« Je voudrais dire à tous ceux qui ont dû partir en raison de ce plan que ceci était une nécessité, mais nous avons pris des dispositions pour que cela se fasse dans des conditions acceptables. Je les encourage à une vie meilleure dans les différents chantiers qu’ils auront choisis », a indiqué M. Ouattara, au siège de Fraternité Matin, à Adjamé, au nord d’Abidjan.

Il a exhorté « ceux qui sont restés »à continuer dans la voie de l’innovation et du professionnalisme pour relever les défis de la presse à l’ère du numérique et des réseaux sociaux ».

Alassane Ouattara s’est dit « heureux de constater que Fraternité matin reste l’organe le plus lu en Côte D’Ivoire avec un rayonnement au-delà des frontières » ivoiriennes et a appelé au « professionnalisme dans le traitement des informations ».

M. Ouattara a félicité les agents pour « la qualité du journal, des écrits et l’objectivité » dans le traitement de l’information « aussi bien en ce qui concerne le gouvernementt que l’opposition ».

« Votre rôle dans le déroulement pacifique du processus électoral a été constaté en 2015, je suis convaincu que cela continuera (en 2020) pour le renforcement de la démocratie dans notre pays », a relevé le président.

« Grace » au plan de restructuration « nous avons amorcé l’assainissement de l’entreprise et nous sommes engagés à poursuivre afin de concrétiser notre rêve de faire de fraternité Matin le plus grand journal d’Afrique », a fait savoir le directeur général de Fraternité Matin Venance Konan.

Ce « plan a eu un volet social douloureux certes, mais les travailleurs ont accepté de consentir des sacrifices pour qu’il aboutisse », a reconnu M. Konan

En novembre 2018, Fraternité Matin avait licencié 123 agents dont 11 journalistes pour « motif économique ». Ces salariés s’ajoutaient à « 32 départs volontaires », soit 155 départs au total représentant près de la moitié des effectifs.

Cette décision intervenait après l’adoption par le gouvernement d’un « plan de redressement » du quotidien comportant un volet social d’un coût de 1,4 milliard FCFA.

Le Journal d’Etat, confronté depuis plus d’une dizaine d’années à des difficultés financières a enregistré « des pertes cumulées de 2,3 milliards FCFA sur la période 2012-2017, portant ainsi les déficits cumulés de l’entreprise à 10 milliards FCFA à fin 2016 ».

Deux journalistes sur les 11 ont été reintégrés après une « décision du ministère de l’Emploi », suite à une plainte après leur licenciement. Deux autres qui n’ont pas été rappelés après cette décision ont engagé une procédure judicaire contre la direction.

EFI

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