Politique

Expulsion de Nathalie Yamb : « Ses propos ont porté atteinte à la dignité des militaires ivoiriens »

La Côte d’Ivoire ne peut être prise à défaut relativement à quelques violations de droits de l’homme, estime le ministre

Photo : Archives

APA-Abidjan (Côte d’Ivoire) – Le gouvernement ivoirien a justifié mercredi à Abidjan que la Suisso-Camerounaise Nathalie Yamb a été expulsée de la Côte d’Ivoire parce qu’elle a écrit sur les réseaux sociaux des propos « qui ont porté atteinte à la dignité des militaires ivoiriens » après l’accident d’hélicoptères survenu le mercredi 27 novembre dernier à Katiola (Centre-nord) lors de la visite d’État du président ivoirien Alassane Ouattara dans cette localité.

« Relativement à Mme Nathalie Yamb, nous avons tous suivi, il y a eu cet accident de deux hélicoptères de l’armée ivoirienne à Katiola. Il y a eu plusieurs blessés. Et vous avez tous vu le post de Mme Yamb à travers des propos malveillants sur les réseaux sociaux qui ont été écrit au mépris de la compassion que devraient mériter ces militaires de notre armée », a estimé Sidi Tiémoko Touré, le porte-parole du gouvernement ivoirien au terme d’un conseil des ministres présidé par le président Alassane Ouattara.

« Donc nous pensons que les propos de Mme Yamb ont porté véritablement atteinte à la dignité des militaires ivoiriens. Et c’est un motif suffisamment grave », a-t-il ajouté.

Selon M. Touré qui dit mettre quiconque au défi, « la Côte d’Ivoire ne peut être prise à défaut relativement à quelques violations de droits de l’homme que ce soit parce que nous sommes un État de droit ».

Dans la nuit de lundi à mardi dernier, la Suisso-Camerounaise Nathalie Yamb, conseillère exécutive de l’opposant ivoirien Mamadou Koulibaly a été expulsée de la Côte d’Ivoire par les autorités ivoiriennes pour « activités incompatibles avec l’intérêt national ».

Elle a commenté sur les réseaux sociaux l’accident de deux hélicoptères MI 24 et MI 17 à l’aérodrome de Katiola lors de la visite d’État de Ouattara dans le Hambol le 27 novembre dernier, estimant notamment que « plusieurs dizaines de millions de dollars » ont été « bousillés ».

LB/ls/APA

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