Elevage

« Nous voulons vulgariser (le croisement) auprès des jeunes (éleveurs) » (Docteur Traoré, ENTRETIEN)

Les membres du jury ont eu le temps de visiter les différentes fermes et les animaux sur place, ici au SARA et avant de venir défiler

Photo : DR

Abidjan, 01 decembre 2019 – 17H21 GMT [ALERTE INFO] – Le coordonnateur d’appuis au développement de l’élevage en Côte d’Ivoire au ministère des Ressources Animales et halieutiques et le responsable du pôle élevage au Salon international de l’agriculture et des ressources animales d’Abidjan (SARA) 2019, Docteur Traoré, indique que son département entend « vulgariser (le croisement des animaux) auprès des jeunes (éleveurs) », dans un entretien à ALERTE INFO.

Quel est l’objectif du concours général des animaux au SARA 2019 ?
Ce concours couronne l’effort que les uns et les autres ont fait pour l’amélioration de leurs cheptels respectifs depuis le dernier concours en 2015. Donc le concours récompense ceux qui ont fait des progrès dans les bonnes conditions d’élevage et qui ont les animaux les plus performants.

Quels sont les critères de ce concours ?
Le concours se base sur la performance, la tenue des élevages et la gestion technico-économique de l’affaire.

Le jury a-t-il eu le temps de visiter les fermes pour s’assurer que ces critères sont respectés ou non?
Les membres du jury ont eu le temps de visiter les différentes fermes et les animaux sur place, ici au SARA et avant de venir défiler.

Comment jugez-vous le niveau du concours de cette année ?
Le niveau du concours de cette année est élevé en ce sens qu’ici nous avons cherché à mettre en valeur les animaux qui sont rustiques, qui s’acclimatent, c’est-à-dire les animaux locaux, africains qui comparés aux races européennes importées ont des performances assez basse, mais toujours est-il que nous avons cherché à récompenser ceux qui ont fait des efforts de croisement. Les animaux que vous voyez, certes, il y a des races locales comme les zébus, mais la plupart sont issues de croisement.

Quand je parle de croisement, il s’agit de la semence que nous avons importée et nous avons fait des inséminations artificielles de nos vaches locales et voici le résultat.

Quel est l’objectif de la valorisation du croisement ?
A parti du résultat nous avons une base, nous voulons vulgariser cela auprès des jeunes (éleveurs) c’est-à-dire nous volons créer des jeunes éleveurs avec seulement dix vaches et vivre décemment de son travail.

Par rapport au thème général du SARA 2019, l’insémination est donc l’innovation cette année ?
Le thème du concours colle avec celui du SARA, car l’insémination, c’est une innovation. IL y a deux ans, on fessait la promotion de l’insémination.

Aujourd’hui nous sommes en mesure d’inséminer les vaches avec du sperme dont nous aurons choisi le sexe. C’est ce que nous appelons les semences sexées, c’est-à-dire que nous pouvons choisir le sexe des petits à naître.

Au-delà de ce progrès, nous pouvons faire aussi le transfert d’embryon, faire l’insémination en Europe, vache européenne et Taureau européen, nous récoltons l’œuf après fécondation que nous plaçons chez une vache d’ici comme le processus de mère porteuse.

Les éleveurs arrivent-ils à s’adapter à ces innovations ?
C’est en de bonnes voies, tout est question de formation. Aujourd’hui nous sommes en mesure de vous dire qu’on a beaucoup d’inséminateur sur le terrain et pour faire l’insémination, on a n’a pas besoins d’être docteur, un bouvier pour le faire.

Et pour la consommation ? N’y a-t-il pas de risque ?
Ces animaux issus de croisement sont très bons pour la consommation, il n’y a pas de produit qui interfère, c’est simplement la semence qu’on a récoltée et qu’on est venu placer dans une vache d’ici. Ils sont propres à la consommation, il n’y a pas de problème.

EMA

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