Politique

Nathalie Yamb, la conseillère de l’opposant Mamadou Koulibaly, conduite à l’aéroport pour son expulsion

Abidjan, 02 décembre 2019 -[ALERTE INFO]- Nathalie Yamb, la conseillère suisso-camerounaise de l’opposant Mamadou Koulibaly (fondateur de Liberté et démocratie pour la République, LIDER) a été conduite lundi soir à l’aéroport d’Abidjan pour son expulsion, après plusieurs heures d’audition à la préfecture de police, a annoncé le parti sur sa page facebook.

« Sous escorte policière et sans son avocat, Nathalie Yamb est conduite à l’aéroport pour y être expulsée. Certains cadres du parti et militants sont également en route pour l’aéroport », a publié Lider, il y a une heure, après avoir confirmé en début de soirée la rumeur persistante relative à cette expulsion.

Si la convocation de la police visant Mme Yamb, déposée vendredi soir au siège de Lider, ne mentionne « aucun motif » de son audition, M. Koulibaly, présent dans la matinée à la préfecture de police d’Abidjan, en a évoqué trois sur twitter, à savoir « trouble à l’ordre public, militante politique alors qu’elle est étrangère, critiques acerbes contre les autorités ».

Jeudi, Nathalie Yamb a republié sur les réseaux sociaux sa réponse au tweet du président français Emmanuel Macron il y a deux ans, qui disait: »Aujourd’hui nous sommes orphelins d’un imaginaire commun: le patrimoine africain ne peut pas être prisonnier de musées européens ».

« Nous vous offrons, pour le remplacer, les momies que vous maintenez au pouvoir en Afrique. Vous pourrez toujours les exposer dans vos musées », avait réagi Mme Yamb.

Lors de sa participation au sommet Russie-Afrique qui s’est tenu les 23 et 24 octobre à Sotchi, elle a fustigé la France, « qui considère toujours le continent africain comme sa propriété », à travers entre autres le FCFA.

La conseillère exécutive du candidat de Lider à la présidentielle prochaine a déclaré dans son intervention: « après l’esclavage, la colonisation, les pseudo-indépendances, on ne nous a reconnu que le droit d’être libres, mais seulement au sein de l’enclos français. L’Afrique francophone est encore, en octobre 2019, sous le contrôle de la France ».

MYA

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