Justice

Koulibaly Mamadou évoque une “rumeur”d’expulsion de sa conseillère, auditionnée par la police

“De quoi elle est accusée ? On n’en sait rien encore. Tout porte vraisemblablement à croire qu’il s’agit de troubles a l’ordre public”

Abidjan, 02 decembre 2019 – 15H06 GMT [ALERTE INFO]- Le fondateur de Liberté et démocratie pour la République (LIDER), Mamadou Koulibaly, candidat déclaré à la présidentielle de 2020 en Côte d’Ivoire, a affirmé lundi qu’il ignorait les raisons de la convocation par la police de Nathalie Yamb, ajoutant avoir appris une “rumeur” faisant état d’une expulsion imminente d’Abidjan de sa conseillère suisso-camerounaise.

“De quoi elle est accusée ? On n’en sait rien encore. Tout porte vraisemblablement à croire qu’il s’agit de troubles a l’ordre public. C’est ce que je présume. Nous avons pris toutes les dispositions puisque la rumeur est très forte qu’elle sera expulsée”, a déclaré M. Koulibaly, face la presse, devant le siège de la préfecture de police, où il s’est rendu avec d’autres responsables du parti.

“Nous lui avons laissé sa valise, son sac, ses différents papiers. On attend. C’est au préfet de police et aux autorités ivoiriennes de lui signifier pourquoi elle est convoquée et lui fait savoir les sanctions. Pour le moment, on n’en sait rien”, a-t-il poursuivi.

Nathalie Yamb a été convoquée vendredi par le service des enquêtes générales de la préfecture de police d’Abidjan pour une audition lundi.

Dans un tweet vendredi soir, M. Koulibaly avait déjà exprimé son étonnement face à cette convocation, au « motif inconnu mais urgent », adressée à sa collaboratrice, très critique contre le gouvernement ivoirien et la politique française en Afrique, sur les réseaux sociaux.

Lors de sa participation au récent sommet Russie-Afrique qui s’est tenu les 23 et 24 octobre à Sotchi, elle s’était illustrée en fustigeant la France, « qui considère toujours le continent africain comme sa propriété », à travers entre autres le FCFA.

« Force est de constater qu’après l’esclavage, la colonisation, les pseudo-indépendances, on ne nous a reconnu que le droit d’être libres, mais seulement au sein de l’enclos français. L’Afrique francophone est encore, en octobre 2019, sous le contrôle de la France », avait-t-elle déclaré dans son intervention.

SKO

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