Justice

« Le procès de la rébellion de 2002 se fera » (Alain Lobognon)

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« Ils oublient que les premiers visages de la rébellion (…) c’est des visages militaires (qui) sont en fonction », selon Lobognon

Photo : DR

Abidjan, [ALERTE INFO] – Le Porte-parole du Mouvement pour la promotion des valeurs nouvelles en Côte d’Ivoire (MVCI, parti proche de Guillaume Soro) Alain Lobognon a déclaré que « le procès de la rébellion (de 2002) se fera », lors d’une tribune d’échange avec la presse organisée par le quotidien Le nouveau Réveil.

« Je fais partie de ceux qui ont estimé que la Côte d’Ivoire ne peut pas faire l’impasse de son passé. Je l’ai dit, le procès de la rébellion se fera », a dit M. Lobognon ajoutant « n’essayons pas d’utiliser la perspective des élections de 2020 pour croire qu’avec ça on peut écarter Guillaume Soro ».

Lundi, le collectif des “ victimes de Guillaume Soro ” (VGS), une association de droit français, a annoncé lundi à Abidjan une plainte contre le président du GPS qui a annoncé sa candidature aux élections présidentielles de 2020 pour ses « crimes » commis lorsque qu’il dirigeait la rébellion des Forces nouvelles (FN) entre 2002 et 2010 et pendant la crise post-électorale en 2011.

« C’est de la provocation à partir d’une manipulation (de) personnes qui sont contrôlées par des hauts cadres du Rassemblement des houphouëtistes pour la démocratie et la paix (RHDP, parti présidentiel) », a affirmé M. Lobognon qui ces cadres accuse d’« utiliser tous les moyens de l’Etat et illégaux pour confisquer le pouvoir ».

« Ils accusent Soro d’avoir été responsable des morts de certaines figures entre 2002 et 2005, mais combien de fois faut-il rappeler aux uns et aux autres qu’il y a une justice en Côte d’Ivoire, mais demandez à la justice de se saisir de ces questions et de les trancher une bonne fois pour toute », a-t-il ajouté.

Selon ce proche de M. Soro, « ils oublient que les premiers visages de la rébellion que le monde entier à découvert c’est des visages militaires (qui) sont (toujours) en fonction dans l’armée et dans le gouvernement ».

Pour lui, « soit on veut faire le procès de la rébellion, on (le) fait définitivement, soit on veut manipuler l’opinion et on utilise les moyens de l’Etat pour envoyer des quidams diffamer (Soro) ».

« Le 30 juillet 2007 à Bouaké l’ex-chef d’Etat Laurent Gbagbo disait la guerre est terminée, soit la gestion des affaires de l’Etat est une continuité soit on veut réécrire l’histoire mais donc sachons bien (la) réécrire, mais moi en tant que témoin et acteur je dis il y a des choses inadmissibles, inacceptables qui vont fragiliser toute la Côte d’Ivoire et si certaines personnes veulent fragiliser toute la Côte d’Ivoire nous disons bonne route », a conclu le président du MVCI.

Guillaume Soro, l’ex-patron de la rébellion en Côte d’Ivoire est depuis plusieurs mois en Europe pour des rencontres avec ses partisans en prélude aux présidentielles de 2020.

EMA

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