Musique

Prissk, la rappeuse ivoirienne aux multiples facettes (Portrait)

PrissK, la chanteuse, comédienne, animatrice et rappeuse ivoirienne

ABIDJAN, 17 novembre 2019 – 10H58 GMT [ALERTE INFO]- Chanteuse, comédienne, animatrice, PrissK, la rappeuse ivoirienne aux multiples facettes et pionnière dans ce style musical, ne prive pas ses fans de sa présence sur d’autres scènes.

Présentée comme la première voix féminine dans le hip-hop ivoirien, Koffi Prisca « estime être un arbre qui porte plusieurs fruits »

« J’ai envie d’exprimer tout ce que j’ai en moi », s’exprime avec un large sourire, la chanteuse piquée par le virus de la musique depuis le bas âge.

Meilleure artiste hip-hop dans les débuts de sa carrière en 1997, elle est animatrice à Alpha Blondy FM depuis 2015, la radio de son « papa », la méga star ivoirienne Alpha dont elle a repris le titre « Rasta Poué » en 2000.

L’artiste pense que ses différentes casquettes restent « dans l’art » et sont « l’éclosion « de potentiel » sommeillant en elle, même si « l’animation est un peu » la formation » reçue, pendant son cursus dans l’enseignement supérieur.

Titulaire d’un Brevet de technicien supérieur (BTS) en communication d’entreprise, on l’a souvent vu dans la version africaine de l’émission d’aventure FORT BOYARD, ou dans le Parlement du rire de humoriste nigérien Mamane, diffusés sur la chaîne cryptée française Canal plus.

« Septique » au départ bien qu’étant « l’ambianceuse dans » son entourage, son talent d’humoriste, lui a été révélé par le comédien Zongo.

Avec lui, elle forme à l’initiative de sa meilleure amie la rappeuse Nash, le collectif Gbonhi Yoyoyo, pour le retour de la paix, lors de la crise en Côte d’Ivoire.

Aux côtés de Zongo, l’artiste surnommée à l’époque « la petite collégienne du rap » se professionnalise à travers des collaborations dans des films institutionnels, mais surtout avec l’émission à succès JTZ, un journal télévisé décalé sur Africable, la chaîne de télévision généraliste panafricaine.

« Boosté » par un autre comédien, Digbeu Cravate, son collègue à la radio, elle fait la rencontre de Mamane.

Son passage apprécié lui vaut un rôle dans la série télévisée à succès « Ma famille » de Akissi Delta et « depuis d’autres personnes (la) contactent. »

« Si aujourd’hui je suis l’artiste Prissk, c’est en grande partie grâce à Didier Awadi c’est mon modèle », témoigne la chanteuse, reconnaissante à son ami musicien et rappeur sénégalais qui l' »a introduit dans des milieux, et permis des contacts ».

Une ouverture qui lui permet de participer à des spectacles et festivals Hip-hop dans plusieurs pays africains et européens.

A 35 ans, cette boule d’énergie, bien qu’occupée par ses propres business et le tournage du film « cacao » du réalisateur ivoirien Alex Ogou, Prissk prépare « sans pression » un album 10 ans après son opus solo maturité.

Orpheline de père et de mère, Prissk grandi au camp de la gendarmerie Agban (nord Abidjan) où résidait son défunt père gendarme. « C’est là-bas » qu’elle est initiée au rap par son frère. Avec ce dernier, elle sort « Super Star » en 1997 puis « La marraine » en 2000.

Chrétienne et membre du groupe musical de son église, l’artiste promet un album chanté « à 90% » du fait de sa « mutation musicale ».

Si Prissk qui se considère comme faisant partie de la « vieille école » pense que le « rap a évolué », elle déplore par contre le manque de « solidarité dans le mouvement en Côte d’Ivoire » en raison des nombreux « clashs » et des problèmes « d’ego. »

EFI

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