Yamoussoukro D.A.

L’opération de libération des trottoirs enclenchée à Yamoussoukro

L’opération connaîtra plus d’ampleurs sur les voies qui mènent au stade en construction pour abriter la CAN de 2023

Photo : DR

Commerçants et autres opérateurs économiques sont priés de déménager leurs commerces, installés sur les trottoirs, en prélude aux travaux de réhabilitation des voies de la capitale politique.

La réhabilitation et le bitumage des voies de la capitale politique et administrative de la Côte d’Ivoire connaissent un début d’exécution. En prélude donc à ces travaux de grande envergure, lancés officiellement le 18 septembre par le Président de la République Alassane Ouattara à la place Jean Paul 2, une vaste opération de libération des trottoirs et des emprises des voies principales a commencé depuis trois jours à Yamoussoukro. Laissant dans le désarroi de nombreux commerçants qui avaient été priés de déménager leurs commerces en d’autres lieux.

Sur le terrain, on assiste à des casses systématiques des constructions anarchiques des commerçants détaillants, petites vendeuses et autres opérateurs économiques, installés en bordure des voies.
Les magasins construits en géo béton par la mairie le long de la clôture de la « maison jaune » (espace de récréation et de retrouvailles des jeunes de la commune de Yamoussoukro), et qui donnent fière allure à la voie qui passe par la gare d’Attiégouakro pour déboucher sur la national A3, n’a pas échappé à cette opération de nettoyage de la ville, menée sous la surveillance des éléments de la gendarmerie et de la police, à l’effet d’éviter les éventuels cas de résistance.

Les caniveaux ont été libérés par les engins pour rétablir l’ordre. Dans les environs du marché Mofaitai, tout a été libéré. Les vendeurs de volailles, les magasins de phytosanitaires, les étals de vendeuses de fruits et de vivriers, les commerçants de quincaillerie, de ferraille, tous ont été chassés manu militari. Un peu plus loin, un pan considérable d’une mosquée et ses immeubles d’habitation, une partie de la gare Tsr, située à proximité de ladite mosquée, la façade d’un restaurant ont été détruits. Des gravas s’étalent à perte de vue. De nombreux arbres aussi.

« Nous n’avons aucune opposition à faire. C’est l’État qui a décidé. C’est pour le bien des populations et de la ville. Nous demandons que les gravas qui obstruent notre gare soient enlevés. Parce que nos activités doivent pouvoir se poursuivre pour éviter les pertes. Nous avons des cars mais qui ne peuvent pas entrer à l’intérieur de la gare pour stationner et prendre les passagers », a affirmé Konan Timothée, un des responsables de ladite compagnie de transport.

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