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Ces ex-footballeurs, devenus présidents de fédérations

En Afrique, l’unique exemple est celui du Zambien Kalusha Bwalya, ballon d’or africain 1988

Photo : DR

Abidjan, 22 octobre 2019 – 14H47 GMT [ALERTE INFO] – En laissant entrevoir la possibilité de se porter candidat à la présidence de la fédération ivoirienne de football (FIF), l’icône Didier Drogba s’inscrit dans la lignée de quelques devanciers devenus patron de faitière dans leurs pays après avoir soulevé les foules dans les stades en tant que joueurs.

En Côte d’Ivoire, la candidature annoncée de l’ancien capitaine emblématique de la sélection nationale, n’en finit plus d’alimenter les débats dans le milieu sportif mais surtout sur les réseaux sociaux.

Entre les supporters du meilleur buteur de l’histoire des Eléphants qui voient en lui le profil parfait du futur président de la FIF et ceux qui pointent son inexpérience dans la gestion d’une telle structure, la discussion fait rage.

Des ex-internationaux Oumar Ben Salah, Né Marco à l’ancien sélectionneur des Eléphants Yéo Martial en passant par le dirigeant de club Eugène Diomandé, candidat déclaré à ce poste, tous ont émis des réserves sur la capacité du double ballon d’or africain à diriger la FIF avec le même succès qu’il a eu sous les couleurs de la sélection nationale.

Pourtant en la matière, Didier Drogba n’innove pas vraiment. Avant lui et dans d’autres pays des ex-joueurs internationaux ont su troquer le maillot contre le costume de patron.

En Afrique, l’unique exemple est celui du Zambien Kalusha Bwalya, ballon d’or africain 1988. L’ancien capitaine et attaquant vedette des Chipolopolos, a été élu en 2008 président de la fédération zambienne avant d’être suspendu par la FIFA en 2018.

Cité dans une affaire de corruption, la légende du football zambien, ancien joueur du PSV Eindhoven, avait été suspendue pour deux ans de toute activité liée au football, au niveau national comme international, avant d’être blanchi en janvier 2019.

En 10 ans à la tête du football zambien, l’ancien président de la fédération a remporté la Coupe d’Afrique des Nations (CAN), en 2012 au Gabon. Un trophée qu’il avait lui-même, en tant que joueur manqué de remporter, en échouant en finale de l’édition 1994 en Tunisie.

Avant d’atteindre le sommet, Kalusha Bwalya avait fourbi à un niveau inférieur pendant quelques années, ses armes de dirigeant en tant que vice-président de la fédération zambienne.

En Europe. Les exemples sont un peu plus nombreux. En Croatie, l’ancien attaquant Davor Suker, qui s’est révélé en terminant meilleur buteur de la coupe du monde 1998, est depuis juillet 2012, le président de la Fédération.

Sous la houlette du recordman du nombre de buts marqués pour l’équipe de Croatie (45 buts en 69 sélections), « Les enflammés » ont atteint la finale de la coupe du monde 2018, vingt ans après une médaille de bronze acquise de haute lutte en tant que joueur au mondial 1998 en France.

En Bulgarie, l’ancien capitaine et gardien de l’équipe nationale Borislav Mihaylov, recordman des sélections en équipe nationale avec 102 capes, a lui également entamé une carrière de dirigeant après avoir raccroché les gants et les crampons.

Il a récemment démissionné de son poste de président de fédération bulgare de football, suite aux incidents de cris racistes du math Bulgarie-Angleterre pour la qualification de l’Euro 2020.

Le parcours du français Michel Platini, le génial meneur de jeu de l’équipe de France de 1976 à 1987, est l’exemple le plus abouti de ce qu’un ancien footballeur peut être dirigeant de football à un haut niveau.

Conseiller spécial de l’ancien président de la FIFA Joseph Blatter après son élection en 1998, le deuxième meilleur buteur de l’histoire (41 buts) de l’équipe de France devient vice-président de la Fédération française (FFF) en janvier 2001.

Membre du comité exécutif de l’UEFA et membre du Comité exécutif de la FIFA depuis avril 2002, il devient Président de l’UEFA le 26 janvier 2007 pour une durée de 4 ans. Il est réélu pour un deuxième mandat en 2011, et pour un troisième en 2015.

Dans un premier temps candidat à la présidence de la FIFA, Il est suspendu de ses fonctions en octobre 2015 et, deux mois plus tard, la Commission d’éthique de la FIFA, qui le soupçonnait d’avoir reçu un « paiement déloyal » de la part de Sepp Blatter, le prive de toute activité en relation avec le football durant huit ans. Le 24 février 2016, la cour d’appel de la FIFA réduit la suspension à six ans. Le 9 mai 2016, une nouvelle décision du tribunal arbitral du sport réduit la suspension à quatre ans.

Le 24 mai 2018, il est innocenté par la justice suisse dans l’affaire du paiement de 1,8 million d’euros sans contrat écrit.

En France, son nom est de plus en plus évoqué, comme le probable successeur de Noel Le Graet, l’actuel président de la FFF.

SKO

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