Politique

Le PDCI demande à la justice d’être « courageuse » et blanchir ses cadres condamnés

Photo : Alerte Info

YAMOUSSOUKRO, 20 octobre 2019 – 08H23 GMT [ALERTE INFO]- Le Parti démocratique de Côte d’Ivoire (PDCI) a demandé samedi à Yamoussoukro (Centre) à la justice, qui est « actuellement utilisée pour déstabiliser » l’opposition, d’être « courageuse » et blanchir ses cadres condamnés, dont l’ex-maire du Plateau (centres des affaires d’Abidjan) Akossi Bendjo et le président du conseil régional du Gbêkê (Centre) Jacques Mangoua, à un meeting.

« La justice est actuellement utilisée pour déstabiliser », a dit le Secrétaire exécutif Maurice Kacou Guikahué, qui a demandé au nom de son parti « à la justice de rendre des jugements corrects, d’être courageuse, d’annuler la condamnation de Noel Akossi Bendjo qui a été condamné à tort, d’annuler (celle) de Valentin Kouassi qui n’a commis aucun délit, de relâcher Jacques Mangoua qui est victime d’un complot ».

M. Guikahué a assuré que le Pdci va « bouger pour que les choses bougent » après ce meeting, qui a réuni plus de 50.000 militants à l’espace Jean-Paul II, dans la capitale politique ivoirienne.

M. Mangoua, vice-président du Pdci, a été condamné le 03 octobre à cinq ans de prison ferme à Bouaké (Centre), sous fond de manifestations des populations dans la ville et ses environs, pour « détention illégale de munitions d’armes de guerre » découvertes à son domicile à N’Guessankro son village natal.

En ce qui concerne le président de la jeunesse urbaine du Pdci, Valentin Kouassi, a été libéré sous condition le 02 juillet, après 24 heures de détention pour « troubles à l’ordre public ».

Révoqué par un conseil des ministres en août 2018 de son poste de maire qu’il occupait depuis 17 ans, M. Bendjo, en exil en France depuis plusieurs mois, a lui été condamné par contumace dans la matinée du 02 juillet à 20 ans de prison pour « blanchiment de capitaux, faux et usage de faux commis dans des documents administratifs ».

MYA

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