Arts et peinture

Avec ses craies, Christian Irié peint les portraits (MAGAZINE)

Photo : Alerte Info

ABIDJAN, 20 octobre 2019 – 10H18 GMT [ALERTE INFO]- Avec ses créations à la craie, qui captent les traits de visages, des yeux ou encore des formes du corps humain, Christian Irié rêve d’exposer dans de grandes galeries en Europe pour faire connaître « sa marque ».

Rien ne le prédestinait à ce métier, après son BAC au lycée moderne de Dimbokro (Centre) en 2012, il a fait des études en communication avant d’entrer en 2015 à l’Institut national supérieur des arts et l’action culturelle (Insaac).

« Amateur au départ », il a réussi à force de travailler « tout le temps ». A 25 ans, Christian, 1,80 m, peint des portraits semblables à des photographies.

Le 29 octobre 2015, il a « eu l’idée » de participer à une émission à forte audience sur la RTI, la chaîne de télévision nationale et d’offrir comme cadeaux le portrait de chaque chroniqueur et de l’animatrice.

Les retours positifs sur la toile à l’issue de cette émission l’ont « motivé à se perfectionner et développer » les preuves de son talent.

Originaire de Gohitafla (Centre-ouest), il s’est choisi comme nom d’artiste Christian Irié pour simplifier son patronyme Tra Bi Irié Fabrice Christian Mondésir.

Avec ses craies auxquelles il s’est « habitué », ce artiste peint dans son atelier à Abidjan à la Riviera, à l’Est d’Abidjan

« Eau source de vie », nom donné à son dernier tableau que « tout le monde veut acheter « ou la reproduction d’une dame Massaï sont quelques-unes de ses fiertés qu’il brandit dans son atelier.

Fils unique de sa mère, et célibataire, Christian tire surtout son inspiration « de la vie précaire qu’il a vécue ». Lui qui s’est essayé plusieurs petits métiers « comme aide maçon », ne veut « plus que cela se reproduise ».

Ce jeune peintre et dessinateur originaire de l’ouest a déjà participé à des expositions dans des galeries de centres commerciaux à Abidjan. Ses œuvres ont déjà été exposées à Playce Marcory, Abidjan Mall, et Cap Sud.

Bien que la plupart de ses œuvres sont des portraits vendus entre 60.000 à 300.000 FCFA et « les plus commandés », l’artiste assure qu’il « fait aussi du collage sur du bois à partir des craies » qu’il utilise.

Professeur stagiaire d’art plastique après son Master dans la même discipline, il a créé une entreprise d’architecture et de décoration intérieure, qui lui a permis d’avoir des contrats avec des personnalités dont l’ex-footballeur et actuel maire de Vavoua (Centre-Ouest) Bonaventure Kalou.

Musulman, il affirme que sa « première et vraie religion, c’est le travail « , car « tous ses rêves sont dans le travail ».

S’il admet qu’il n’est « pas encore un artiste de renom », Christian Irié « espère être connu ».

EFI

Commentaires
Haut