Politique

Interpellation manquée de Soro : Ceux qui réfutent les faits « finiront par reconnaître leur forfait » (Lobognon)

Abidjan, 15 octobre 2019 -[ALERTE INFO]-Les personnalités politiques ivoiriennes qui ont réfuté les faits relatifs à l’interpellation manquée de l’ex-président de l’Assemblée nationale Guillaume Soro à Barcelone évoquée samedi, « finiront par reconnaître leur forfait », a affirmé mardi à Abidjan le député de Fresco Alain Lobognon, face à la presse.

« Ceux qui disaient samedi que c’était faux, ce matin font croire que ce serait suite au mandat d’arrêt émis par les autorités burkinabè. Mais nous les voyons venir et comme nous ne sommes pas pressés, nous savons qu’ils vont finir par reconnaitre leur forfait », a dit M. Lobognon.

En allusion à « certaines autorités ivoiriennes qui réfuteraient les événements de Barcelone », il a appelé les concernés à ne « pas se cacher derrière des journalistes pour dire que Guillaume Soro ment », rappelant les hautes fonctions occupées par ce dernier depuis plus de 10 ans.

« Il aurait été plus simple pour ces autorités qui se cachent dans l’anonymat d’ouvrir les antennes de la RTI (Radiodiffusion télévision ivoirienne) pour communiquer », a poursuivi le député de Fresco, qui s’est étonné que « personne ne réagi(sse) » 72 heures après l’annonce d’un « événement aussi grave ».

Samedi lors d’une rencontre avec ses partisans à Valence, l’ancien président de l’Assemblée nationale a annoncé que « dans la nuit du 07 au 08 octobre, des policiers espagnols, armés de pistolets automatiques (…) ont fait irruption » dans sa chambre d’hôtel à Barcelone, « prétextant exécuter un mandat d’arrêt émis par Interpol (Organisation internationale de police criminelle) ».

Le groupe Rassemblement, dont Guillaume Soro est membre, compte « formuler deux questions orales avec débat adressées au ministre de la sécurité et (celui en charge) des Affaires étrangères, afin de réclamer des explications et situer les responsabilités des autorités ivoiriennes » dans cette affaire.

M. Soro, candidat déclaré à la présidentielles de 2020, a affirmé samedi qu’il allait porter plainte contre Interpol pour avoir été « assiégé ».

MYA

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