Société

Des centaines de fans de Dj Arafat convergent vers son domicile pour lui rendre hommage (REPORTAGE)

Photo : Alerte Info

ABIDJAN, 12 août 2019 – 23H15 GMT [ALERTE INFO]- A l’annonce du décès de l’artiste ivoirien DJ Arafat, des centaines de fans se sont regroupés devant son domicile à Angré dans la commune de Cocody (Est d’Abidjan) d’abord pour avoir confirmation de sa mort, puis pour lui rendre hommage, en reprenant en chœur les tubes de l’artiste.

C’est presque simultanément que des habitants du Groupement 4000 D, où Ange Didier Houon résidait depuis plus de six ans, convergent vers le domicile de celui qui était considéré comme le « chef du coupé décalé » (son style musical pour lequel il a reçu des distinctions nationales et internationales) à l’annonce de son décès après un accident de circulation dans la nuit du dimanche.

Les cris d’effroi et les pleurs se transforment très vite en scènes de joie moins, suite à une rumeur persistante qui démentait la mort de l’artiste. Des fans en liesse relaient à leur tour la « bonne nouvelle » avec force et conviction, quand d’autres restent dubitatifs, estimant que le ministère ne donnerait pas une telle information sans être sûr de la véracité.

Des proches du défunt, de même que des chanteurs dont Molare, Bamba Amy Sarah, se rendent à son domicile d’où ils ressortent tous la mine fermée, dans le silence absolu. La foule finit par faire face à la réalité implacable, les uns se tiennent la tête des deux mains, d’autres fondent en larmes: le fils du défunt arrangeur Pierre Houon et de la chanteuse Lady Glamour a bel et bien rendu l’âme à 33 ans.

« Le coupé décalé est mort, le chef est mort c’est fini », lance, en larmes « IB », un fan d’environ une vingtaine d’années, qui dit être venu de la commune d’Abobo (nord d’Abidjan) où l’artiste était attendu pour un concert.

A l’entrée de la cité, Laetitia, une adolescente, se fait aider par deux amies qui pour marcher en direction du point de rassemblement: « j’ai l’impression que je vais mourir. Le daishi (Daishikan, l’un des surnoms de l’artiste) ne peut pas nous faire ça », dit-elle entre deux sanglots.

De plus en plus nombreux, plus de 600 aux environs de 18H, les fans improvisent un mini concert sur la voie principale de la cité, en dépit de la présence remarquée de plusieurs dizaines de policiers dont les cargos étaient stationnés dans les rues secondaires.

« Je gagne temps » ou encore « Hommage à Jonathan », le premier titre qui l’a révélé au public, font partie des tubes repris en chœur par la foule de plus en plus compacte, scandant entre deux chansons, drapeaux ivoiriens et branches d’arbres en main: « Beerus Sama! » ou « Daishi! ».

Pendant plusieurs heures, la cité d’ordinaire paisible s’est muée en lieu de rassemblement des « chinois » (surnom par lequel Dj Arafat désignait ses fans) en vue de rendre hommage bruyant à leur chef, leur président comme ils l’appellent: « le daïshi n’est pas mort, il ne peut pas mourir tant que la Chine existe. Même dans 10 ans, personne ne pourra faire ce qu’il a réussi à faire. Il est vivant pour nous », lâche un fan, non loin de la « fête » improvisée.

Le ballet incessant de véhicules observé depuis le début de la mi-journée se poursuivait encore jusqu’à 19h, et les fans, entre tristesse, reconnaissance et déni, continuaient de converger vers le domicile de leur idole, le père de Maël (l’aîné d’une dizaine d’années) et Rafna (la benjamine d’un an), ses enfants les plus connus.

C’est presque simultanément que des habitants du Groupement 4000 D, où Ange Didier Houon résidait depuis plus de six ans, convergent vers le domicile de celui qui était considéré comme le « chef du coupé décalé » (son style musical pour lequel il a reçu des distinctions nationales et internationales) à l’annonce de son décès après un accident de circulation dans la nuit du dimanche.

Les cris d’effroi et les pleurs se transforment très vite en scènes de joie moins, suite à une rumeur persistante qui démentait la mort de l’artiste. Des fans en liesse relaient à leur tour la « bonne nouvelle » avec force et conviction, quand d’autres restent dubitatifs, estimant que le ministère ne donnerait pas une telle information sans être sûr de la véracité.

Des proches du défunt, de même que des chanteurs dont Molare, Bamba Amy Sarah, se rendent à son domicile d’où ils ressortent tous la mine fermée, dans le silence absolu. La foule finit par faire face à la réalité implacable, les uns se tiennent la tête des deux mains, d’autres fondent en larmes: le fils du défunt arrangeur Pierre Houon et de la chanteuse Lady Glamour a bel et bien rendu l’âme à 33 ans.

« Le coupé décalé est mort, le chef est mort c’est fini », lance, en larmes « IB », un fan d’environ une vingtaine d’années, qui dit être venu de la commune d’Abobo (nord d’Abidjan) où l’artiste était attendu pour un concert.

A l’entrée de la cité, Laetitia, une adolescente, se fait aider par deux amies qui pour marcher en direction du point de rassemblement: « j’ai l’impression que je vais mourir. Le daishi (Daishikan, l’un des surnoms de l’artiste) ne peut pas nous faire ça », dit-elle entre deux sanglots.

De plus en plus nombreux, plus de 600 aux environs de 18H, les fans improvisent un mini concert sur la voie principale de la cité, en dépit de la présence remarquée de plusieurs dizaines de policiers dont les cargos étaient stationnés dans les rues secondaires.

« Je gagne temps » ou encore « Hommage à Jonathan », le premier titre qui l’a révélé au public, font partie des tubes repris en chœur par la foule de plus en plus compacte, scandant entre deux chansons, drapeaux ivoiriens et branches d’arbres en main: « Beerus Sama! » ou « Daishi! ».

Pendant plusieurs heures, la cité d’ordinaire paisible s’est muée en lieu de rassemblement des « chinois » (surnom par lequel Dj Arafat désignait ses fans) en vue de rendre hommage bruyant à leur chef, leur président comme ils l’appellent: « le daïshi n’est pas mort, il ne peut pas mourir tant que la Chine existe. Même dans 10 ans, personne ne pourra faire ce qu’il a réussi à faire. Il est vivant pour nous », lâche un fan, non loin de la « fête » improvisée.

Le ballet incessant de véhicules observé depuis le début de la mi-journée se poursuivait encore jusqu’à 19h, et les fans, entre tristesse, reconnaissance et déni, continuaient de converger vers le domicile de leur idole, le père de Maël (l’aîné d’une dizaine d’années) et Rafna (la benjamine d’un an), ses enfants les plus connus.

MYA

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