Media

L’élection du nouveau président du l’UNJCI interrompue, en raison d’altercations entre camps rivaux

unjci-sans-president-apres-un-congres-presse

Les questions relatives à l’usage ou non des procurations ont été soulevées, sous fond de dénonciation de tentative de fraude

Photo : Archives

Abidjan, 22 juillet 2019 – 13H31 GMT [ALERTE INFO] – Prévue dimanche soir à Abidjan, l’élection du nouveau président de l’Union nationale des journalistes de Côte d’Ivoire (UNJCI) n’a pas eu lieu, en raison d’altercations entre les camps des trois candidats en lice, concernant l’utilisation ou non des procurations pour le vote, lors du 10econgrès de l’organisation.

A l’entame des débats sur la procédure de vote, les questions relatives à l’usage ou non des procurations ont été soulevées, ouvrant la voie à de longues heures d’échanges, sous fond de dénonciation de tentative de fraude.

Après un conciliabule entre l’ensemble des candidats et le président du congrès César Etou, une décision consensuelle selon laquelle chaque camp s’engage à n’utiliser que les 25 procurations reçues des mains du président du comité d’organisation a été communiquée et applaudie par les congressistes.

Mais la tension est montée d’un cran dans la salle quand M. Coulibaly s’est rétracté quelques minutes plus tard, estimant que d’autres procurations manuscrites et signées des mandants devraient être acceptées pour le respect du droit de vote de chaque membre.

Il s’en est suivi de longs débats jusqu’aux environs de 22h30 GMT, entre ceux qui militaient pour « le respect des textes » et les journalistes qui proposaient la « consultation du congrès » pour statuer sur la question.

Aux environs de 22H, des coups de poings, insultes et autres menaces ont été échangés dans la salle pendant de longues minutes, quand un journaliste a arraché le micro à M. Ettien pendant qu’il exprimait son ressenti.

Après diverses décisions aussi contradictoires les unes que les autres, M. Etou, qui tentait de trouver un consensus, a finalement décidé, comme l’a souhaité la majorité des congressistes consultés, de composer uniquement avec les journalistes présents pour le vote.

Une décision qui n’était pas du goût d’un camp, qui a saccagé l’urne pour empêcher la tenue de l’élection peu avant minuit, selon des témoins.

Exaspéré par le climat de tension dont il ne voyait pas l’issue, le président du congrès a quitté la salle sous escorte policière tard dans la nuit, aux environs de 2H.

« Des gens ont envoyé de la violence. C’est fini », le congrès a été « interrompu », a dit lundi César Etou, joint au téléphone par ALERTE INFO, ajoutant qu’il compte « voir ce qu’il faut faire, demander quelques avis et informer tout le monde » de la suite des événements.

Le 10e congrès de l’Union nationale des journalistes de Côte d’Ivoire s’est ouvert samedi et devait prendre fin dimanche après l’élection du successeur de Moussa Traoré, président depuis 2012.

MYA

Commentaires
Haut