Politique

Payer les cartes d’identité peut « empêcher une partie de l’électorat » de voter (Yasmina Ouégnin)

La députée de Cocody (Est d’Abidjan) Yasmina Ouégnin

Photo : d'archives

Abidjan, 06 juillet 2019 -[ALERTE INFO]- La députée de Cocody (Est d’Abidjan) Yasmina Ouégnin, a affirmé samedi que payer les nouvelles cartes nationales d’identité (CNI), dont le prix est fixé à 5.000 FCFA, peut « empêcher une partie substantielle de l’électorat ivoirien de participer aux différents scrutins à venir », lors d’un meeting des groupes parlementaires de l’opposition.

« A travers la décision d’instaurer une carte nationale d’identité, il y a, nous l’avons tous compris, la réelle possibilité d’empêcher une partie substantielle de l’électorat ivoirien de participer aux différents scrutins à venir », a déclaré Mme Ouégnin, devant environ 3.000 personnes au stade d’Anono à Cocody.

Selon elle, « ceux et celles qui seront élus » dans ces conditions » ne pourront prétendre à une véritable légitimité, car ils auront été choisis seulement par une part infime des votants ».

La députée de Cocody, membre du groupe parlementaire Vox Populii, a déploré la « déconnexion entre un peuple et ses dirigeants », estimant que le « système politique tout entier (…) est sur la voie de la perdition, dû au fait que la séparation et l’équilibre des pouvoirs, les libertés publiques citoyennes élémentaires et le respect des lois sont régulièrement foulés au pied par le pouvoir ».

Mercredi, le porte-parole du gouvernement, Sidi Touré, a annoncé la prorogation de la validité des CNI, dont la plupart expirent en 2019, jusqu’au 30 juin 2020, à l’issue d’un conseil des ministres, tout en s’étonnant du « débat » relatif au coût qui n’est « n’est pas une information nouvelle ».

« Les différents coûts cumulés qui donnent la valeur réelle de la CNI s’élèvent à 14.000 francs CFA et donc la carte d’identité en Côte d’Ivoire a toujours été subventionnée et toujours été payée », a dit M. Koné.

Les cartes nationales d’identité délivrées en prélude à l’élection présidentielle de 2010 étaient gratuites, par contre l’établissement des duplicatas était fixé à 5.000 Fcfa.

MYA

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