Café et Cacao

La Côte d’Ivoire et le Ghana instituent un prix de 232.619 FCFA la tonne comme différentiel de subsistance

CACAO-agriculture

La Côte d’Ivoire et le Ghana (pays voisin à l’est), assurant plus de 60% de la production mondiale de la fève de cacao

Photo : Archives

Abidjan, 03 juillet 2019 – 22H22 GMT [ALERTE INFO] – La Côte d’Ivoire et le Ghana (pays voisin à l’est), assurant plus de 60% de la production mondiale de la fève de cacao, ont institué mercredi à Abidjan, un montant de 400 dollars (environ 232.619 Francs CFA) la tonne comme différentiel de revenu de subsistance pour garantir le prix plancher, après une réunion.

« Un montant de 400 dollars la tonne (différentiel de revenu de subsistance) a été institué pour garantir le prix plancher », a déclaré le directeur général du Conseil café-cacao, Yves Koné, en présence de son homologue ghanéen Joseph Boahen.

Cette déclaration a été lue à la suite d’une réunion de plus de six heures entre les pays et une représentation l’industrie de la filière cacao, face à la presse.

Selon les dires du directeur général du conseil café-cacao, ce montant permettra de maintenir le prix bord champ du cacao dans les deux pays, en cas de chute du coût de la fève sur le marché international.

En juin, lors d’une première rencontre à Accra, au Ghana, les deux régulateurs du secteur (Conseil café-cacao et Cocoa board), avaient décidé de plancher le prix bord champ à 2.600 dollars la tonne à sur le marché international en vue « régler la pauvreté des producteurs ».

Selon M. Koné, les deux pays allaient engager « des discussions avec l’industrie sur la question de la durabilité » du différentiel de revenu de subsistance.

Le mécanisme mis en place lors de cette deuxième rencontre à Abidjan « procurera aux producteurs un revenu décent », a-t-il conclu.

Le prix du kilogramme de cacao, dont la Côte d’Ivoire est le premier producteur mondial, a été maintenu à 750 F CFA pour la campagne intermédiaire de 2019, qui s’est ouvert le 1er avril.

Les 26 mars 2018, les présidents ivoirien et ghanéen, respectivement Alassane Ouattara et Nana Addo Akufo-Addo avaient décidé de définir une stratégie commune, en vue de trouver une solution durable à l’amélioration des prix perçus par les producteurs de cacao de leurs pays respectifs;

JBO

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