Présidentielle 2020

L’opposante Boni Claverie juge « inenvisageable la tenue » de la présidentielle en 2020

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« On ne peut imposer (au peuple) des élections à tout prix alors que les conditions de vie se détériorent », a affirmé Mme Boni

Photo : DR

Abidjan, 03 juillet 2019 – 17H16 GMT [ALERTE INFO] – La présidente de l’Union républicaine pour la démocratie (URD, opposition), Danièle Boni Claverie, a affirmé mercredi à Abidjan qu’il lui semblait « inenvisageable » que la prochaine élection présidentielle ivoirienne soit organisée à la date prévue d’octobre 2020, estimant que les conditions d’un scrutin apaisé ne sont pas réunies.

« Mon parti juge inenvisageable la tenue d’élections en 2020 (…) On ne peut imposer (au peuple) des élections à tout prix alors que les conditions de vie se détériorent et que le climat politique se crispe de plus en plus », a affirmé Mme Boni Claverie, lors d’une conférence de presse.

« Nombreux sont les Ivoiriens qui envisagent de s’exiler pendant cette période électorale par peur d’une guerre fratricide qu’ils ont raison de redouter », a ajouté l’ancienne ministre, qui juge que « les dés sont déjà pipés » en faveur du pouvoir contre lequel elle a dressé un réquisitoire.

Pour elle, la situation en Côte d’Ivoire reste « préoccupante, au triple plan politique, économique et social », en raison des « tensions politiques actuelles ».

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Sur la question de la réforme de la Commission électorale indépendante (CEI), qui occupe le cœur du débat politique, la présidente de l’URD a estimé que « le refus d’un consensus constitue un manquement démocratique grave ».

« Il est grave pour la stabilité de notre pays que le gouvernement comme à son habitude effectue un passage en force et nous impose une CEI qui ne réponde pas aux critères internationaux de neutralité, d’indépendance et de transparence », a-t-elle poursuivi.

Concernant le renouvellement et l’attribution des nouvelles cartes nationales d’identité dont le coût s’élève à 5.000 Fcfa, alors que de nombreux Ivoiriens souhaitaient sa gratuité, elle a proposé « la prorogation pure et simple du temps de validité de ces cartes ».

SKO

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