Economie

Plus de 1 300 milliards F CFA de la Banque mondiale à la Côte d’Ivoire de 2015 à juin 2019

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Le gouvernement a fait signer des contrats de performance aux responsables des projets

Photo : APA

APA-Abidjan (Côte d’Ivoire) – Les interventions de la Banque mondiale au profit de la Côte d’Ivoire sont passées de 345,64 milliards de Fcfa en 2015 à 1 300 milliards de F CFA en juin 2019, soit une hausse de 400%, a indiqué lundi à Abidjan le Premier ivoirien Amadou Gon Coulibaly, à la Primature.

« Le volume des interventions de la Banque mondiale en Côte d’Ivoire est passé de 600 millions dollars US (345,64 milliards F CFA) en 2015 à près de 2,4 milliards dollars US (1.382,51 milliards F CFA) en juin 2019, soit une hausse de 400% », a indiqué le Premier ministre ivoirien, chargé du Budget et du portefeuille de l’Etat.

M. Gon Coulibaly s’exprimait à l’occasion de la 7è Revue annuelle de la performance du portefeuille des projets financés par la Banque mondiale en Côte d’Ivoire, en présence des coordonnateurs des projets et des responsables en charge du budget et des finances, à l’auditorium de la Primature.

Aujourd’hui, le pays enregistre un taux de décaissement global du portefeuille autour de 15% au 20 juin 2019, quasiment au même niveau qu’en 2018 contre 35,8% en 2017. Les décaissements nominaux annuels, eux sont passés de 62 millions dollars US (35,71 milliards F CFA) en 2016 à plus de 235 millions dollars US (135,39 milliards F CFA) en 2018.

De Façon globale, M. Gon Coulibaly juge « satisfaisante » la performance de la mise en œuvre des projets de la Banque mondiale en Côte d’Ivoire, mais vu le taux de décaissement, le pays devrait rester « vigilant ». Le gouvernement a fait signer des contrats de performance aux responsables des projets.

Le chef du gouvernement ivoirien a salué le directeur des opérations de la Banque mondiale en Côte d’Ivoire, Pierre Laporte pour sa « contribution inestimable au renforcement du dialogue entre la banque et la Côte d’Ivoire », notamment dans la mise en œuvre des projets.

Le Seychellois Pierre Laporte, est en fin de mission en Côte d’Ivoire. Son départ est prévu pour la fin du mois de juin 2019, a fait savoir le Premier ministre ivoirien Amadou Gon Coulibaly, dans un discours.

Selon M. Laporte « la Côte d’Ivoire a encore fait un bond (passant de 3,4 à 3,5 points) dans le nouveau classement CPIA (Country policy and institutional assessment) qui sera annoncé la semaine prochaine». Le pays figure parmi les dix meilleurs indicateurs CPIA de l’Afrique subsaharienne.

Le CPIA (évaluation des politiques et institutions nationales) a permis, en 2018, à la Côte d’Ivoire d’accéder des ressources exceptionnelles sur l’allocation de l’Association internationale de développement (IDA), une institution de la banque qui vise à aider les pays les plus pauvres.

La Côte d’Ivoire a, avec l’IDA, obtenu des ressources additionnelles estimées à 2,2 milliards dollars US (1267,45 milliards F CFA) sur la période 2018-2019. Ce qui a favorisé une augmentation du portefeuille des projets qui est aujourd’hui composé de 28 contre 21 en 2018 pour un engagement total de 2,6 milliards dollars US (1497,65 milliards F CFA).

Les projets criblés concernent des domaines clés de l’économie ivoirienne notamment l’énergie, les infrastructures, les transports, l’agro-industrie, l’éducation, la transformation des matières premières agricoles. Pour 2019, sept nouveaux projets ont été approuvés dont les filets sociaux.

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Au plan financier, la coopération s’est enrichie avec de nouveaux instruments de financement, à savoir le financement « Bird enclave » qui permet de mettre en œuvre d’importants projets pour la compétitivité de la filière anacarde et un autre programme pour le cacao, en cours de préparation.

Les financements IDA, eux touchent de grands projets d’infrastructures tels que le projet d’aménagement pour la compétitivité du Grand Abidjan, la compétitivité des agglomérations économiques secondaires, les projets de transport, de distribution et d’accès à l’électricité.

La Côte d’Ivoire envisage de s‘inscrire dans une « approche masse critique de financement pour impulser de façon irréversible la transformation structurelle » de son économie, un plaidoyer « partagé par l’ensemble des responsables de la Banque mondiale », a fait savoir M. Gon Coulibaly.

AP/ls/APA

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