Présidentielle 2020

Comment Laurent Gbagbo prépare son retour à Abidjan

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La réforme de la commission électorale, c’est lui ; le rapprochement avec le PDCI d’Henri Konan Bédié, lui aussi

Photo : DR

L’ancien président ivoirien reste discret depuis qu’il a été libéré sous condition par la CPI. Mais s’il n’apparaît pas publiquement, il n’en reste pas moins, à distance, au cœur de la vie politique ivoirienne. Qui voit-il ? Quels sont ses projets ? Comment prépare-t-il son retour à Abidjan ? Jeune Afrique a mené l’enquête.

Pas de son, pas d’image. Depuis le 1er février, Laurent Gbagbo n’est plus en prison mais il est toujours aussi invisible. Autour de lui, tout est verrouillé. De peur que les clichés ne puissent filtrer, même ses plus proches prennent garde à ne faire aucune photo.

À tout juste 74 ans et alors qu’il vient de passer huit années en détention, Laurent Gbagbo joue l’extrême discrétion. Une absence qui laisse place aux plus folles supputations. Comment se remet-on d’années de prison ?

Objectif : présidentielle de 2020
Scheveningen, et surtout son séjour à Korhogo aux mains de ses ennemis, juste après sa chute du pouvoir en 2011, ont laissé des traces. Mais son entourage l’assure : désormais acquitté, l’ancien président va bien. Sans rancœur, mais avec une envie de revanche.

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Installé à Bruxelles auprès de sa seconde épouse et de son fils, il lit, s’abreuve de péplums et reçoit sans cesse. Amis de toujours, vieux camarades et relations politiques, il est plus président que jamais de son parti, le Front populaire ivoirien. Remettre de l’ordre, reprendre les rênes, impulser une dynamique… et parfois même écarter celle qui est toujours officiellement son épouse : Simone.

La réforme de la commission électorale, c’est lui ; le rapprochement avec le PDCI d’Henri Konan Bédié, lui aussi. Laurent Gbagbo, n’a qu’un but : remettre le FPI au pouvoir en Côte d’Ivoire. Son objectif, c’est la présidentielle de 2020. Mais il le sait, son retour au pays sera capital. Rêvé par ses partisans, attendu par sa famille, il reste pour l’instant suspendu aux futures décisions de la CPI.

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