Politique

Le gouvernement accuse Bédié d’être « à la base des différentes crises » dans le pays depuis 1993

Sidi Tiémoko Touré - Fraternité Matin - licenciement

Sidi Tiemoko Touré, le porte parole du gouvernement

Photo : d'archives

Abidjan, 08 juin 2019 – [ALERTE INFO]- Le gouvernement Ivoirien a accusé samedi, le président du Parti démocratique de Côte d’Ivoire (PDCI), Henri Konan Bédié d’être « à la base des différentes crises » qui sont intervenues dans le pays depuis 1993 à travers « l’instrumentalisation de la haine de l’étranger », dans une note signée de son porte-parole, Sidi Tiemoko Touré.

« Le Gouvernement tient à rappeler que l’instrumentalisation de la haine de l’étranger par le Président Bédié et les dérives qui en ont résulté ont été à la base des différentes crises que notre pays a connues depuis le décès du Président Félix Houphouët-Boigny, en décembre 1993 », indique la note.

Mercredi, face à des militants du PDCI, l’ex-chef de l’Etat avait dénoncé un « hold-up sur la Côte d’Ivoire, sous le couvert de l’orpaillage » accusant « les étrangers » venus dans le pays.

« Il faut que nous réagissions pour que les ivoiriens ne soient pas étrangers chez eux, car actuellement on fait en sorte que l’Ivoirien soit étranger chez lui. Mais les Ivoiriens n’accepteront jamais cela…», avait-il déclaré.

Le gouvernement, tout en condamnant cette sortie, qualifie ces propos « d’une extrême gravite », estimant que « cette sortie n’honore pas son auteur qui ne doit pas méconnaître les obligations liées à son statut « .

« Cette déclaration intervient à un moment où plusieurs localités du pays sont secouées par des violences intercommunautaires qui se sont soldées par des morts, des blessés, des dégâts matériels importants, ainsi que par des déplacements de populations en détresse humanitaire », poursuit la note.

Le dernier affrontement intercommunautaire en date est celui de Béoumi (centre ivoirien) qui a fait officiellement 14 morts, 108 blessés, 300 déplacés et des maisons, voitures, motos, et magasins brûlés.

Ces violences ont éclaté le 15 mai à Béoumi à la suite d’une altercation entre un chauffeur de minicar Malinké et un conducteur de moto-taxi Baoulé, et dégénéré en bataille rangée dans la ville de Béoumi puis dans des villages avoisinants.

EMA

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