Sécurité

En visite à Attécoubé, le préfet d’Abidjan Vincent Toh Bi agressé

Préfet - Vincent Toh Bi - Abidjan

Vincent Toh Bi s’est réjoui du retour au calme quelques heures plus tard après avoir échangé avec des représentants de ces jeunes

Photo : Archives

Abidjan, 03 juin 2019 – 16H21 GMT [ALERTE INFO] – Le préfet d’Abidjan Vincent Toh Bi a indiqué avoir été agressé à Attécoubé, commune populaire au Nord d’Abidjan où il s’était rendu pour calmer les populations, suite à une manifestation fin mai contre l’insécurité qui avait été dispersée par les forces de l’ordre, dans une note publiée lundi sur sa page Facebook.

Le 20 mai, une manifestation contre l’agression des jeunes délinquants communément appelés microbes a dégénéré après que la police a été déployée sur les lieux pour disperser ce rassemblement.

« Face à la dégradation de la situation », M. Toh Bi dit avoir jugé « nécessaire d’arriver personnellement sur le terrain, afin de coordonner les actions pour un retour au calme ».

« La marée de jeunes était déchaînée et violente. Dans de telles situations, les forces de l’ordre effectuent leur protocole de gestion démocratique des foules pour lequel elles ont été très bien formées », a-t-il expliqué.

Le préfet d’Abidjan affirme avoir « pris la décision difficile mais nécessaire de descendre dans la rue, faire face et de parler aux jeunes en colère, malgré les risques », mais « dans la foulée, un jeune surexcité (lui) a jeté une pierre sur l’œil droit qui est resté tuméfié ».

Vincent Toh Bi s’est réjoui du retour au calme quelques heures plus tard après avoir échangé avec des représentants de ces jeunes a qui il dit avoir « donné des gages pour la résolution de certains des problèmes qui relèvent de (sa) compétence administrative ».

Dans le texte, M. Toh a relevé l’importance des réseaux sociaux qu’il présente comme « un outil de gestion administrative important ».

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« Comment pourrais-je gérer Abidjan, l’une des populations les plus digitalement et électroniquement actives du monde si je ne vais pas à leur rencontre sur les réseaux sociaux et si je me contente de mon douillet bureau ? » S’est-il interrogé.

Selon lui, « tenir les populations informées de la vie publique par les réseaux sociaux, c’est les impliquer dans ce qui les concerne et provoquer une appropriation collective des initiatives publiques ».

EFI

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