Politique

Crise postélectorale ivoirienne : Anne Ouloto admet qu’il y a eu des « tueries » à l’Ouest

Photo : d'archives

Abidjan, 09 mai 2019 – [ALERTE INFO]- La ministre ivoirienne de la Salubrité Anne Ouloto, présidente du conseil régional de la région du Cavally (Ouest) a admis jeudi qu’il a eu des « tueries » à l’ouest lors de la crise postélectorale de 2011, souhaitant que les interprétations de ses propos « aillent dans le sens de la paix », lors d’une réunion jeudi à Abidjan

« Personne n’a jamais dit que nos parents n’ont pas souffert, qu’il n’y a pas eu de tueries, de morts, des exactions », a affirmé Mme Ouloto, lors d’une rencontre avec les cadres et élus des régions du Guemon et du Cavally.

Le 26 avril, l’ex-première dame ivoirienne Simone Gbagbo avait appelé le gouvernement à reconnaître le « génocide » de Duékoué, à l’Ouest où des centaines de personnes avaient été tuées lors de la crise postélectorale de 2011, à la célébration de la traditionnelle fête de la liberté des pro-Gbagbo dans la ville.

En réaction, la ministre avait appelé à arrêter « d’utiliser le peuple wê à des fins de commerce », car « si le peuple wê avait connu un génocide », elle « ne serait pas là aujourd’hui », se disant « choquée d’entendre dire qu’il y a eu génocide wê ».

Ces propos de présidente du conseil régional du Cavally avaient suscité une polémique sur les réseaux sociaux.

Face aux cadres de l’ouest, Anne Ouloto a souhaité que « les interprétations » de ses propos « aillent dans le sens de la cohésion et la paix et non dans le sens de la révolte », et appelé « ceux qui vont continuer à déformer (ses) propos » à aller à la paix.

« Je prie que ceux qui viennent chez nous sèment l’amour parce que nous avons trop souffert. Le peuple wê a payé très cher cette guerre, nous avons droit à la paix », a recommandé Mme Ouloto.

Elle a annoncé « des missions des élus et cadres dans les différentes régions pour encourager les parents à rester concentrés sur la dynamique de paix et de réconciliation ».

EFI

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