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Célébration à Abidjan de la 26è journée de la liberté de la presse

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La journée mondiale de la liberté de la presse a été instituée par l’AG de l’ONU et est célébrée le 03 mai de chaque année

Photo : Archives

APA-Abidjan (Côte d’Ivoire) – Des centaines de journalistes et acteurs des médias en Côte d’Ivoire ont célébré vendredi à Abidjan, la 26è édition de la journée mondiale de la liberté de la presse autour du «rôle des médias dans la démocratie et les élections», a constaté APA sur place dans la capitale économique ivoirienne.

Trois temps forts (marche, cérémonie officielle, panels) ont marqué cette célébration qui a débuté aux environs de 08h30 (heure locale et GMT) par une marche dite de la liberté à Cocody, un quartier huppé dans l’Est d’Abidjan.

« La liberté de pensée et d’expression qui constitue un fondement de la démocratie est le soubassement de la liberté de la presse. Elle doit être garantie pour toutes et pour tous. C’est pourquoi il nous faut toujours la défendre. La défendre, c’est ce que fait l’État », a estimé Sidi Tiémoko Touré, le ministre ivoirien de la communication et des médias qui a présidé la cérémonie officielle de célébration de cette journée.

Selon lui, « aucune manifestation ne devrait être à risque en Côte d’Ivoire» pour les journalistes. Poursuivant, M. Touré a réaffirmé l’engagement du gouvernement ivoirien à soutenir le secteur des médias estimant que « la presse est le pivot de notre démocratie ».

« Nous avons des raisons de poursuivre nos efforts pour que la Côte d’Ivoire soit parmi les 50 premiers pays dans le classement prochain de Reporter Sans frontière (RSF) sur la liberté de la presse. Voire, même parmi les 20 premiers », a dit M. Touré expliquant que « cette journée vient rappeler au monde entier à quel point il est important de protéger la liberté d’expression parce que c’est un droit fondamental ».

Avant lui, Moussa Traoré, le président de l’Union nationale des journalistes de Côte d’Ivoire (UNJCI) a soutenu que la situation de la liberté de la presse a connu une évolution en Côte d’Ivoire comparativement à l’an dernier au regard du dernier classement de RSF dans lequel la Côte d’Ivoire est passée de la 82è à la 71è place.

« Les organisations professionnelles des médias reconnaissent les efforts qui ont été faits. Mais nous souhaitons que le gouvernement en fasse davantage», a plaidé M. Traoré égrenant une série de doléances aux autorités ivoiriennes afin d’améliorer la liberté de la presse dans le pays.

Au nombre de ces doléances, le président de l’UNJCI a demandé au gouvernement ivoirien de mettre en place « un plan marshall» pour la presse privée dans le pays, plaidant également pour que 0,5% du budget national soit alloué au secteur des médias.
« La liberté de la presse est la pierre angulaire de toutes les sociétés démocratiques. Toutes les nations se fortifient par l’information, le débat et la confrontation des points de vue», a soutenu pour sa part, Anne Lemaistre, la représentante de l’Organisation des Nations Unies pour l’éducation, la science et la culture (UNESCO) en Côte d’Ivoire.

Auparavant, elle a dénoncé l’impunité des crimes commis contre les journalistes, soulignant que l’observatoire de l’UNESCO a dénombré 99 meurtres de journalistes en 2018 et 1307 assassinats de journalistes au total sur l’ensemble de la planète entre 1994 et 2018.

Quatre communications données par des experts sur diverses thématiques ont clôturé cette journée. De ces quatre communications, l’on retiendra celle co-animée par Épiphane Zoro Bi et Bertin Ganin, respectivement secrétaire national au renforcement des capacités et secrétaire permanent adjoint de la Commission électorale indépendante (CEI) sur le thème du rôle des médias dans la démocratie et les élections. De l’avis de M. Zoro Bi, « la presse constitue le quatrième pouvoir compte tenu de son influence ».

« Il appartient aux médias de sensibiliser et de montrer les véritables enjeux d’une élection. Les médias doivent éduquer à la citoyenneté», a ajouté M. Ganin.

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De son côté, bien que reconnaissant les bons points enregistrés par la Côte d’Ivoire en matière de liberté de la presse, l’Association de la presse étrangère en Côte d’Ivoire (APE-CI), a encouragé dans une déclaration transmise à APA, les autorités ivoiriennes à redoubler d’efforts.

« L’APE-CI encourage le gouvernement ivoirien à respecter jusqu’au bout et dans les moindres détails son engagement en faveur de la liberté de la presse prescrite par la nouvelle loi (sur la presse en Côte d’Ivoire) », a exhorté M’ma Camara, la présidente de cette organisation.

La journée mondiale de la liberté de la presse instituée par l’Assemblée générale des Nations unies et célébrée le 03 mai de chaque année, a essentiellement pour objectif de sensibiliser à l’importance de la liberté de la presse et rappeler aux gouvernants la nécessité de respecter le droit à la liberté d’expression.

LB/ls/APA

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