Politique

An 73 du PDCI : Hommage à Ahoussou, Thierry Tanoh et Diby pour leur loyauté

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« Ils ont montré qu’on peut être dans son parti et participer à un gouvernement », selon Maurice Guikahué

Photo : APA

APA-Abidjan (Côte d’Ivoire) – Un hommage a été rendu mardi au président du sénat ivoirien Jeannot Ahoussou-Kouadio, cadre du Parti démocratique de Côte d’Ivoire (PDCI) pour sa loyauté à la formation politique, de même que l’ex-ministre du Pétrole, Thierry Tanoh, et Chales Koffi Diby le président du Conseil économique, social, environnemental et culturel, lors de la célébration de l’an 73 du parti.

« Je voudrais demander au vice-président Me Ahoussou Jeannot de se mettre debout pour qu’on l’ovationne », a dit le secrétaire exécutif en chef du Pdci, Kakou Guikahué, sous des salves d’applaudissements des militants, au siège du parti à Cocody, dans l’Est Abidjan.

Il a en outre demandé à M. Thierry Tanoh, de se lever également, avant d’annoncer que le président du parti a décidé qu’il soit décoré dans l’ordre de commandeur du PDCI. Ce dernier, attaché à son parti, a « démissionné du gouvernement » et n’avait pas été reconduit après le réaménagement ministériel.

Quant à M. Charles Diby, « il est resté PDCI malgré qu’il soit président d’institution », a fait savoir M. Guikahué, ajoutant qu’« ils ont montré qu’on peut être dans son parti et participer à un gouvernement » ou à la vie d’une entité de l’Etat. Pour lui, « la position (poste) passe, mais le parti reste ».

Guikahué-Maurice-PDCI-politique

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Sur des T-shirts et pagnes sur lesquels étaient incrustés le logo du parti, l’on pouvait lire « PDCI un esprit à ne pas plagier ». Dans un discours, le leader du parti, Henri Konan Bédié, a déclaré que cet héritage est un esprit qui ne peut être « piraté », en allusion à des contre-courants portés par des cadres issus du parti.

M. Bédié a appelé les militants à « faire échec à ceux des (leurs) qui ont décidé ces derniers temps et qui continuent malgré toutes les injonctions du parti d’œuvrer à contre courant des idéaux (du PDCI) à travers la création de mouvements illégaux au sein du parti ».

Pour éviter que des militants détenant la carte PDCI ne se réclament toujours membres de l’ex-parti unique, la direction du parti a lancé une nouvelle carte. Il a été en outre été lancé une tribune dénommée « Les mercredis du PDCI », un cadre d’échange et de dialogue inter-générationnel prévu chaque mois.

A ces festivités, était aperçu Laurent Dona Fologo, un cadre du PDCI et ancien ministre des Sports sous Félix Houphouët-Boigny, fondateur du PDCI-RDA. Des représentants de partis amis de l’opposition dont la Rassemblement pour la Côte d’Ivoire (RACI), un parti proche de Guillaume Soro, étaient aussi au rendez-vous.

M. Thierry Tanoh a été effectivement élevé au rang de commandeur du PDCI ainsi que Jean Marc Yacé, le maire de Cocody, commune huppée dans l’Est d’Abidjan, l’artiste ivoirien Sery Simplice qui célèbre bientôt ses 50 ans de musique. Ont été aussi faits commandeurs Yapo Calixte, Kouamé Adjoumani et Bakayoko Fatim Makani.

Le maire du Plateau, le Centre des affaires d’Abidjan, Jacques Ehouo, a été fait officier du PDCI, de même que le maire de Port-Bouët Sylvestre Emmou. En outre, le président de la jeunesse urbaine Valentin Kouassi et le président de la jeunesse rurale Innocent Yao ont été élevés au rang de chevalier.

Ce 73e anniversaire coïncide avec les 25 ans du président Henri Konan Bédié à la tête du PDCI. L’ex-parti unique, créé en 1946, affiche sa volonté de reconquérir le pouvoir en 2020. Pour y arriver, il se prépare à faire bloc avec les autres partis de l’opposition à travers une plateforme non idéologique.

Le Premier ministre ivoirien, Amadou Gon Coulibaly, a dit en mars, face à la presse, ne pas avoir de doute sur l’engagement du président du Sénat, Jeannot Ahoussou, sur son engagement au Rassemblement des Houphouëtistes pour la démocratie et la paix (RHDP), le parti au pouvoir.

Toutefois, poursuivra-t-il, « à un moment donné, toutes les institutions de la République pour une question de cohérence devront avoir à leur tête des personnes qui sont en parfaite cohérence avec la majorité politique ».

L’ex-président de l’Assemblée nationale de Côte d’Ivoire, Guillaume Soro, qui a refusé d’adhérer au Parti RHDP unifié, a démissionné de la présidence du perchoir le 8 février 2019, lors d’une session extraordinaire.

AP/ls/APA

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