Algérie

Les Algériens toujours mobilisés pour le départ de Bouteflika

Le président Abdelaziz Bouteflika

Photo : AIP

Abidjan, 29 mars (AIP) – Les Algériens réclamant un changement de régime sont de nouveau dans la rue ce vendredi après la mise à l’écart du président Abdelaziz Bouteflika, lâché tour à tour par ceux qui ont poussé à sa candidature pour un 5e mandat.

En prônant, en début de semaine, la mise en œuvre de mécanismes constitutionnels pour écarter Bouteflika, le général Ahmed Gaïd Salah, chef d’état-major de l’armée depuis 15 ans et jusque-là soutien indéfectible du président, a rapidement rallié à sa cause l’essentiel de ceux qui étaient les plus zélés prosélytes du chef de l’État, indique-t-on.

Jeudi, Ali Haddad a annoncé sa démission du Forum des chefs d’entreprises (FCE), principale organisation patronale algérienne, qu’il présidait. Son organisation était devenue un instrument de soutien politique au chef de l’État et d’appui à sa candidature à un cinquième mandat.

Avant lui, c’est le Rassemblement national démocratique (RND), pilier de la majorité, qui a lâché Abdelaziz Bouteflika, par l’intermédiaire de son patron, Ahmed Ouyahia. Encore Premier ministre il y a moins d’un mois, celui-ci a demandé au chef de l’État de démissionner.

Abdelmadjid Sidi Saïd, secrétaire général de l’UGTA, principale centrale syndicale du pays, qui chantait il y a peu encore les louanges du président, se range désormais lui aussi derrière la proposition du général Gaïd Salah.

Seul le Front de libération nationale (FLN), l’ancien parti unique majoritaire à l’Assemblée, n’a pas encore déserté, mais les dissidences s’y font de plus en plus entendre.

Le départ d’Abdelaziz Bouteflika “est à présent entre les mains du Conseil constitutionnel, seule institution formellement habilitée à enclencher” la procédure proposée par le général Gaïd Salah, permettant de déclarer le chef de l’État inapte pour cause de “maladie grave et durable”, à moins que celui-ci démissionne, écrit le quotidien gouvernemantal, El Moudjahid.

Le premier secrétaire du Front des forces socialistes (FFS, opposition), Hakim Belahcel, a appelé l’armée à être “garante” de la démocratie et à “uniquement exercer ses missions de défense de l’intégrité territoriale et de la sécurité des citoyens”, a rapporté l’agence APS.

(AIP)

kam

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