Culture

Le salon CREMAI est une lucarne pour promouvoir le Chef cuisinier (Président)

Photo : AIP

Casablanca (Maroc), 21 mars (AIP)- Le président de la Fédération des arts culinaires du Royaume du Maroc, par ailleurs président du salon Carrefour international des professionnels de la restauration, de l’alimentaire (CREMAI), Kamal Rahal Essoulami, explique, dans une interview accordée à l’AIP, le 20 mars 2019 à Casablanca, le bien-fondé de cette foire dédiée aux métiers de la bouche dont il assure être une lucarne pour promouvoir le chef.

AIP: Peut-on savoir d’où vous est venu l’idée de d’initier le salon CREMAI ?
Kamal Rahal Essoulami (KRE): Le salon CREAMAI a été pensé pour promouvoir le chef, et à travers le chef, on a créé des compétitions. Normalement, on fait un événement, on créé un salon et on fait de l’animation autour. Nous, nous avons fait de l’animation et on a créé un salon autour. Aujourd’hui on est à la 9ème édition, toujours placée sous le haut patronage de Sa Majesté Mohammed VI (que Dieu le glorifie). C’est un événement qui aujourd’hui, est devenu un salon d’excellence au niveau de l’Afrique. C’est un salon où il y a beaucoup de B to B, beaucoup d’explosions et beaucoup de business qui se développe. Il y a beaucoup de compétitions africaines, notamment, la coupe d’Afrique de la Boulangerie qui mène à la coupe du monde. Cette année, il y aura trois pays. Il y a la Coupe d’Afrique des chefs femmes organisés pour la première fois pour rendre hommage à la maman qui était la chef de l’entreprise, c’est elle qui faisait la cuisine lors du début de notre papa, et en même temps rendre hommage à la chef marocaine, à la chef africaine et à la femme mondiale parce que toutes les femmes sont des chefs et on aurait bien voulu leur rendre hommage pour tout ce qu’elles font au quotidien. Aujourd’hui, on voit le travail qui s’est fait en 15 ans et l’évolution du Maroc. En même temps, il faut dire qu’il y a eu une révolution culinaire et aujourd’hui notre souhait c’est d’emmener toute l’Afrique vers le haut, vers plus de compétence, plus de valorisation de nos métiers et on veut partager notre savoir-faire avec nos confrères pour emmener l’Afrique à un niveau plus grand que ce qu’on fait aujourd’hui. Nous voulons promouvoir le chef africain parce que sans la promotion du chef, on ne peut pas promouvoir le métier, le secteur et le tourisme. Notre souhait, c’est de créer carrément de l’énergie positive autour de nos pays pour qu’on soit vraiment à la hauteur.

AIP: Qu’elle est la particularité cette année, du salon CREMAI ?
KRE: La particularité, c’est toujours la formation et les compétitions. L’Afrique, cette année, sera représentée par trois pays au lieu de deux à la Coupe du monde de la boulangerie. On a créé le trophée de la Coupe d’Afrique pour valoriser la femme et valoriser les chefs. Après tout cela, il y a encore la formation, l’énergie renouvelable et c’est ce qui est très important aujourd’hui pour le secteur.

AIP: Quelles sont vos attentes M. Kamal, à l’occasion de cette neuvième édition du salon CREMAI ?
KRE: Je vois déjà que tout le monde est content, les exposants, les visiteurs. Ce qu’il faut savoir, c’est que CREMAI est un salon organisé par les professionnels pour les professionnels. C’est un salon où on est fier d’avoir des partenaires, des exposants, des visiteurs parce que la réussite d’un événement ce n’est pas l’organisateur mais tous les ingrédients qui donnent un produit, une réussite. Je tiens à remercier toutes les personnes qui ont contribué à la réussite de cet événement, notamment les journalistes qui font de la bonne promotion.

AIP: On remarque qu’il y a des pays comme la Côte d’Ivoire, le Ghana, le Burkina Faso, pour ne citer que ceux-là, qui sont présents à ce meeting, qu’est ce que vous attendez de leur participation ?
KRE: J’en attends que du positif ! Déjà, il y a une ouverture sur l’Afrique, une ouverture sur l’international, il y a des contacts avec les chefs du monde entier, donc il faut être fier déjà d’être présent, parce qu’il y a un échange, c’est la fête africaine de nos métiers de bouches !

AIP: CREMAI on le sait, c’est votre bébé, c’est votre label, cependant, vous parlez de Coupe d’Afrique de cuisine, de boulangerie, est ce qu’un jour viendra, où vous allez délocaliser ces compétitions ?
KRE: C’est prévu, peut être la première édition de la délocalisation va être en Côte d’Ivoire !

AIP: Dites-moi M. Kamal, quel est votre rêve pour l’Afrique en ce qui concerne les arts culinaires et les métiers de bouche ?
KRE: Mon rêve est qu’on soit vraiment en mesure de promouvoir nos pays, travailler pour nos pays afin d’être à la hauteur des autres nations. Il faut être passionné et valoriser nos richesses tant humaines que culturelles.

AIP: Ils sont nombreux les jeunes qui aiment ce corps de métier qui est la restauration et pour certains encore en formation. Pour vous qui avez réussi dans ce domaine, que pouvez-vous leur donner comme astuces et conseils pour leur avenir ?
KRE: Il faut simplement être passionné, aimer, investir. Vous savez, quand on fait un business on investit de l’argent. Il faut qu’ils fassent la même chose. Ce métier, il faut lui donner pour qu’il te rende l’ascenseur. Si tu ne lui donnes pas, il ne va rien donner. Si tu ne travailles pas plus de temps, si tu ne fais pas de la recherche, si tu n’es pas passionné, tu vas rester un simple salarié. Ce qui fait la différence, c’est la passion, la volonté d’arriver, la volonté d’être le meilleur chef de la place, de la région et c’est comme ça qu’on peut atteindre nos objectifs.

AIP: Que gagnent les vainqueurs au terme de ces compétitions ?
KRE: Les gagnants n’ont qu’à se préparer, faire de la formation pour représenter dignement leurs nations dans les compétitions internationales. Il y a un travail à faire et c’est ce qui est très important. Il faut que les Etats, les ministères, les institutions de chaque pays s’investissent dans la promotion de leur pays, parce que très sincèrement, sans les moyens, on ne peut rien faire.

(AIP)

gak/cmas

(Propos recueillis par Georges Konan, envoyé spécial au salon CREMAI à Casablanca, au Maroc)

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