Société

Le déguerpissement du village voisin de l’INPHB est projet de l’Etat (DG)

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Le Directeur Général de l’INP-HB Koffi N’Guessan

Photo : AIP

Yamoussoukro, 15 mars (AIP)- Accusé de vouloir déguerpir les populations de N’Guessankro, village voisin de l’Institut national polytechnique Houphouët-Boigny (INP-HB), le directeur général de cet établissement, Koffi N’Guessan, clarifie qu’il s’agit d’un projet en cours de l’Etat pour faire l’extension de l’école.

« Il ne s’agit pas d’une affaire du directeur de l’INP-HB », a déclaré, jeudi, le M. NGuessan, réagissant aux « propos accusateurs » tenus le même jour par le chef du village N’Guessankro lors d’une conférence de presse organisée à son domicile dans le village.

Il a rappelé la visite du vice-Président Kablan Duncan et de l’ex-directeur général du Fonds monétaire international (FMI), Michel Camdessus, suivi de celle du Premier ministre Amadou Gon, pour le « Hub franco-ivoirien pour l’éducation , ce qui dénote, selon lui, “de la volonté de l’Etat de donner toute place à l’INP-HB, l’établissement international d’excellence”.

Le directeur général de l’INPHB a expliqué que l’établissement s’étend sur un espace de 1073 ha dont 350 sont bâtis. « Aujourd’hui l’école a décidé d’augmenter sa capacité d’accueil actuel de 3 000 lits », a ajouté le DG Koffi NGuessan, indiquant que l’école a fait recours à une cité-dortoir de fille en ville pour accueillir 180 de ses étudiantes.

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Le conseiller financier du DG de l’INPHB, Moro Adama Ouattara, a confié que l’ensemble du domaine de 1073 ha acquis en 1975 par le président Houphouët pour la construction de grandes écoles, à savoir l’École des mines, l’école judiciaire, LBT et une cité universitaire, a été matérialisés depuis 1979.

« Le ministre de la construction est saisi, et l’affaire est portée en justice pour protéger l’espace de l’INPHB que tente de récupérer les riverains par des constructions anarchiques », a rassuré le conseiller financier.

« D’ailleurs, Djahakro et NGuessankro ne sont pas reconnus comme des villages de la commune et cela a été confirmé par le maire », a déclaré Moro Adama Ouattara. Le conseiller du DG de l’INP-HB a fait savoir que suite à une réunion en janvier les chefs des villages riverains, et de Kami dont dépendent Djahakro et Nguessankro ont dans un document signé, déclaré ne pas être contre le développement de l’INPHB ni de la Côte d’Ivoire,et demandé des purges de droits coutumiers avant l’exploitation de leur terre.
(AIP)
nam/tm

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