Yamoussoukro D.A.

Menacées de déguerpissement, des populations appellent le président Ouattara au secours

Des population de N’Guessankro autour de leur chef du village Yao Konan Appolinaire

Photo : AIP

Yamoussoukro, 14 mars (AIP)-Les populations de N’Guessankro, village voisin de l’Institut national polytechnique Houphouët-Boigny (INP-HB) de Yamoussoukro, sous la menace de déguerpissement, ont opposé jeudi, un « refus catégorique », appelant au secours le chef de l’Etat, Alassane Ouattara.

Elles ont, par la voix de leur chef du village, Yao Konan Appolinaire, exprimé leur refus de quitter leur terre, jeudi, lors d’une conférence de presse tenue au domicile du chef dans le village.

Selon le chef Yao Konan, la direction de l’INP-HB a demandé aux populations de quitter les lieux pour la réalisation d’un projet en collaboration avec des marocains. Cela leur a été signifié à travers trois convocations à la préfecture, à la gendarmerie. La dernière, selon le chef, est une convocation de la justice de Toumodi.

« Nous n’avons nulle part où aller, nous n’avons que notre terre et demandons que l’Etat accepte de nous laisser notre terre », a plaider le chef Yao Konan Appolinaire. « Si nous devons quitter nos maisons, que l’Etat nous trouve des terres ou un site qui pourra abriter notre population estimée à environ 500 âmes », a suggéré le chef de N’Guessankro.

Le chef Yao Konan a expliqué que le village de N’Guessankro a été créé en 1949, et c’est 29 ans après, en 1975 que le président Houphouët-Boigny est venu demander des parcelles à nos parents pour construction des grandes écoles qui composent l’INP-HB.

« Nous avons cédé nos terres et nos champs de café en pleine période de récolte à Houphouët qui a construit la clôture séparant l’établissement du village », a déclaré le chef Yao Konan. « Aujourd’hui, la direction de l’INP prétend que le village n’existe pas, mais fait partie du domaine de l’INP-HB, c’est inadmissible », a fait le chef Yao Konan, soutenu par sa population.

« C’est en tant que chef de Nguessankro que j’ai effectué un voyage au Maroc avec la direction de l’INPHB en compagnie d’autres chefs dont celui de Djiahakro pour un projet d’emploi à notre jeunesse. Dire que nous ne sommes pas un village, n’est pas vrai et convenable », a souligné le chef Yao Konan, tout en réitérant son appel au gouvernement afin qu’une solution soit trouvée pour tranquilliser la population de N’Guessankro.

Le Directeur général de l’INP-HB, Koffi N’Guessan absent et en voyage de travail, à Abidjan, n’a pu être joint par l’AIP pour réagir aux propos des populations du village de N’Guessankro.
(AIP)
nam/fmo

Commentaires
Haut