Gabon

Le FMI fait pression sur l’Etat pour vendre ses parts dans la BICIG

Le FMI fait savoir que l’Etat est en train d’acquérir un nouvel établissement bancaire sur le marché

Photo : APA

APA-Libreville (Gabon) De notre correspondant : Isaac Mackanga – Le Fonds monétaire international (FMI) exige des autorités gabonaises qu’elles vendent les parts de l’Etat dans la Banque internationale pour le commerce et l’industrie du Gabon (BICIG), une ex filiale de BNP Paribas, annonce mardi, l’institution de Bretton Woods dans sa dernière revue concernant l’accord sur le mécanisme élargi de crédit conclu entre les deux parties.

« Il faut procéder rapidement à la vente de la participation non stratégique dans la BICIG, la troisième banque gabonaise », rapporte le Fonds dans son rapport sur la troisième revue de l’accord.

Pour justifier cette option, le FMI fait savoir que l’Etat est en train d’acquérir un nouvel établissement bancaire sur le marché dont le nom n’a pas encore été révélé. La demande d’approbation de l’opération, apprend-on, a été soumise à la Commission bancaire d’Afrique centrale (COBAC), le gendarme du marché bancaire sous régional.

Au cas où, poursuit le Fonds dans son rapport, l’acquisition de cette banque est approuvée, « les autorités devront procéder dans les trois mois, à la vente de la participation de l’État ». « Si la COBAC n’approuve pas la demande, l’État se joindra à l’actionnaire principal pour vendre sa participation actuelle, afin que le nouvel investisseur stratégique dispose d’un contrôle majoritaire dans la banque », prévient le Fonds.

Le départ de l’actionnaire français BNP Paribas du capital de la BICIG a conduit le gouvernement, à travers le Fonds gabonais d’investissements stratégiques, à acquérir 41% de parts de BNP Paribas, faisant du coup de cette entité étatique, l’actionnaire majoritaire de la banque.

PIM/te/APA

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